Appelé « Radakaboka » en malgache, le crapaud asiatique libère une toxine, la bufotoxine, qui tue ses prédateurs, entre autres les serpents et les oiseaux. Les apiculteurs de la région indiquent même que celui-ci s'attaque à leurs ruches et décime les colonies d'abeilles.
C'est une espèce extrêmement invasive puisqu'une femelle peut pondre plus de 10 000 œufs par an. « Cela créé une rivalité avec les espèces de crapauds et de grenouilles malgaches qui pondent au maximum 1 000 œufs par an », détaille Jean-Jacques Jaozandry, responsable des programmes au sein de l'ONG Madagascar Fauna and Flora Group, qui gère la lutte contre cette espèce dans le Parc d'Ivoloina. Leurs lieux de ponte et leur nourriture sont accaparés par le crapaud asiatique, précise t-il.
Des comités villageois de vigilance et de rapportage pour pouvoir attraper ces crapauds et détruire leurs œufs ont été mis en place au niveau de cinq arrondissements de Tamatave. Un système qui va être étendu dans les zones au sud et au nord de la ville.
« Notre approche, c'est d'éviter une incursion plus grande de l'espèce dans les zones de haute biodiversité, comme dans le parc d'Ivoloina ou la réserve d'Analalava », poursuit le responsable de l'ONG. Une éradication qui demande des moyens financiers et humains colossaux. Près 930 000 dollars ont été alloués par une compagnie minière de la région, indique le ministère de l'Environnement. En 2016, une étude estimait qu'il faudrait 60 millions de dollars pour venir à bout de cet amphibien.
C'est une espèce extrêmement invasive puisqu'une femelle peut pondre plus de 10 000 œufs par an. « Cela créé une rivalité avec les espèces de crapauds et de grenouilles malgaches qui pondent au maximum 1 000 œufs par an », détaille Jean-Jacques Jaozandry, responsable des programmes au sein de l'ONG Madagascar Fauna and Flora Group, qui gère la lutte contre cette espèce dans le Parc d'Ivoloina. Leurs lieux de ponte et leur nourriture sont accaparés par le crapaud asiatique, précise t-il.
Des comités villageois de vigilance et de rapportage pour pouvoir attraper ces crapauds et détruire leurs œufs ont été mis en place au niveau de cinq arrondissements de Tamatave. Un système qui va être étendu dans les zones au sud et au nord de la ville.
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