En se retirant de l'accord sur le nucléaire iranien en mai dernier, les Etats-Unis ont menacé de sanctions toute entreprise qui continuerait de commercer avec l'Iran. Elle s'exposerait à de lourdes amendes et serait bannie du marché américain. Plusieurs grands groupes européens ont ainsi déjà annoncé renoncer aux contrats en cours les liants à des entreprises iraniennes.
Pour éviter ces sanctions sans abandonner pour autant le marché iranien à des pays tels que la Chine, l'Union européenne cherche la parade. Un régime particulier d'assurance à l'exportation avait un temps été pressenti pour les entreprises qui continueraient de commercer avec l'Iran. Mais la Banque européenne d'investissement, bras armé financier de l'UE, a estimé que le risque était trop grand pour elle.
Les Européens ont donc élaboré un plan B sous la forme d'un système coordonné de troc. Il permettrait à une entreprise A de livrer des marchandises à l'Iran qui, en échange, fournirait une quantité de pétrole d'une valeur équivalente à une entreprise B. Celle-ci transférerait alors le montant dû à la A.
Ce système imaginé par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni éviterait de créer des flux financiers sur lesquels les sanctions américaines sont fondées. D'autres pays, européens ou non, ont manifesté leur intérêt pour cette formule. Une éventuelle surenchère américaine se heurterait non plus à des entreprises privées, mais à des Etats souverains bien décidés à défendre enfin l'autonomie économique de l'Union européenne.
Pour éviter ces sanctions sans abandonner pour autant le marché iranien à des pays tels que la Chine, l'Union européenne cherche la parade. Un régime particulier d'assurance à l'exportation avait un temps été pressenti pour les entreprises qui continueraient de commercer avec l'Iran. Mais la Banque européenne d'investissement, bras armé financier de l'UE, a estimé que le risque était trop grand pour elle.
Les Européens ont donc élaboré un plan B sous la forme d'un système coordonné de troc. Il permettrait à une entreprise A de livrer des marchandises à l'Iran qui, en échange, fournirait une quantité de pétrole d'une valeur équivalente à une entreprise B. Celle-ci transférerait alors le montant dû à la A.
Ce système imaginé par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni éviterait de créer des flux financiers sur lesquels les sanctions américaines sont fondées. D'autres pays, européens ou non, ont manifesté leur intérêt pour cette formule. Une éventuelle surenchère américaine se heurterait non plus à des entreprises privées, mais à des Etats souverains bien décidés à défendre enfin l'autonomie économique de l'Union européenne.
Autres articles
-
Venezuela : Plus de 50 000 disparus et près de 1 000 morts après un double séisme dévastateur
-
Est de la RDC: pourquoi les États-Unis sanctionnent une raffinerie d'or installée au Rwanda
-
Séismes au Venezuela: un nouveau bilan provisoire fait état d'au moins 164 morts et près de 1000 blessés
-
Royaume-Uni: Andy Burnham, un potentiel Premier ministre sur la même ligne que Starmer face à l'UE?
-
Dix ans après le Brexit: comment le Royaume-Uni se rapproche à nouveau de l’Union européenne





Venezuela : Plus de 50 000 disparus et près de 1 000 morts après un double séisme dévastateur


