Le général Ibrahima Baldé a fait le récit de sa journée du 28 septembre 2009, au cours de laquelle plus de 150 personnes ont été tuées par les forces de sécurité lors d'un meeting de l’opposition. Chemise blanche à grosses rayures bleu et rouge, le général Ibrahima Baldé préfère rester debout derrière la barre. Il raconte que le jour de la manifestation, il était l’un des principaux responsables du dispositif sécuritaire : « Il avait été dit que la gendarmerie et la police allaient se charger dans un premier temps de refuser les regroupements - donc d’empêcher les regroupements - pour, dans un deuxième temps les disperser dans la mesure moindre. »
Retraite
Mais tout ne se passe pas comme prévu. « Rarement j’ai rencontré une foule aussi nombreuse qui faisait face aux forces de l’ordre », raconte-t-il. Ses hommes sont obligés de battre en retraite. Il perd le contact avec le stade et ne sait plus à ce moment-là ce qui s’y passe. Le procureur : « Après les événements, le soir, on nous a informés de qui sont les auteurs de ce massacre. Est-ce que vous avez eu cette information ? ». « Moi, j’ai communiqué avec mes chefs. Ils m’ont dit clairement que ce sont des éléments de la présidence, c’étaient des bérets rouges. »
Affaire renvoyée
Au siège de la gendarmerie, il dit avoir croisé plusieurs leaders de l’opposition. Blessés au stade, ils sont soignés à l’infirmerie. C’est Toumba, l’aide de camp de Moussa Dadis Camara et accusé dans le procès, qui les y aurait conduits, raconte-t-il. L’affaire a été renvoyée au lundi 11 décembre.
Retraite
Mais tout ne se passe pas comme prévu. « Rarement j’ai rencontré une foule aussi nombreuse qui faisait face aux forces de l’ordre », raconte-t-il. Ses hommes sont obligés de battre en retraite. Il perd le contact avec le stade et ne sait plus à ce moment-là ce qui s’y passe. Le procureur : « Après les événements, le soir, on nous a informés de qui sont les auteurs de ce massacre. Est-ce que vous avez eu cette information ? ». « Moi, j’ai communiqué avec mes chefs. Ils m’ont dit clairement que ce sont des éléments de la présidence, c’étaient des bérets rouges. »
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