Le système de santé en Afrique de l’Ouest fait face à des défis majeurs en matière de ressources humaines, Selon le rapport publié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), intitulé «« Situation des personnels de santé en Afrique 2026 ».
Bien que la sous-région se distingue par une production importante de professionnels, notamment dans le domaine médical où elle génère 12 488 diplômés en médecine générale, soit 39,8 % du total du continent, de fortes disparités subsistent.
La formation de praticiens paramédicaux y reste particulièrement marginale, ne représentant que 2,2 % des effectifs à l'échelle régionale.
L'un des constats les plus alarmants dressés par l'institution sanitaire concerne la fuite des cerveaux qui fragilise la prise en charge médicale.
Les enquêtes nationales révèlent une forte intention de migrer parmi les professionnels de santé ouest-africains, avec des pics préoccupants enregistrés en Gambie à 66,9 %, au Ghana à 62,8 % et au Nigeria à 59,9 %. La Côte d'Ivoire affiche une proportion plus modérée mais significative de 22,3 %, les praticiens cherchant principalement à rejoindre des pays comme les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni ou la France.
Cette volonté de départ massive s'explique en grande partie par le paradoxe du marché du travail médical analysé dans l'étude.
L'expansion de l'offre éducative ne s'accompagne pas d'une absorption suffisante par l'emploi, laissant près de 30 % des diplômés au chômage à l'échelle du continent, alors même que les besoins du terrain demeurent criants. À cela s'ajoutent des conditions de travail souvent précaires et des écarts salariaux vertigineux avec les pays développés, où les médecins généralistes perçoivent des rémunérations jusqu'à cinq fois supérieures.
Malgré ces tensions structurelles, l'Afrique de l'Ouest montre des signes de résilience et de progression.
En 2024, la sous-région a atteint un ratio besoin-disponibilité de 51 %, surpassant l'Afrique de l'Est et l'Afrique centrale. Selon les projections de l'OMS, bien que l'Afrique de l'Ouest porte actuellement une part importante du déficit absolu en personnels soignants, elle est la seule zone géographique en mesure de réduire significativement cette pénurie d'ici 2035, à condition de renforcer la rétention et les investissements publics.
Bien que la sous-région se distingue par une production importante de professionnels, notamment dans le domaine médical où elle génère 12 488 diplômés en médecine générale, soit 39,8 % du total du continent, de fortes disparités subsistent.
La formation de praticiens paramédicaux y reste particulièrement marginale, ne représentant que 2,2 % des effectifs à l'échelle régionale.
L'un des constats les plus alarmants dressés par l'institution sanitaire concerne la fuite des cerveaux qui fragilise la prise en charge médicale.
Les enquêtes nationales révèlent une forte intention de migrer parmi les professionnels de santé ouest-africains, avec des pics préoccupants enregistrés en Gambie à 66,9 %, au Ghana à 62,8 % et au Nigeria à 59,9 %. La Côte d'Ivoire affiche une proportion plus modérée mais significative de 22,3 %, les praticiens cherchant principalement à rejoindre des pays comme les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni ou la France.
Cette volonté de départ massive s'explique en grande partie par le paradoxe du marché du travail médical analysé dans l'étude.
L'expansion de l'offre éducative ne s'accompagne pas d'une absorption suffisante par l'emploi, laissant près de 30 % des diplômés au chômage à l'échelle du continent, alors même que les besoins du terrain demeurent criants. À cela s'ajoutent des conditions de travail souvent précaires et des écarts salariaux vertigineux avec les pays développés, où les médecins généralistes perçoivent des rémunérations jusqu'à cinq fois supérieures.
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