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​Zac Mbao : deux ans de prison ferme pour un répétiteur accusé d’avoir fait chanter son élève mineure



Le Tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné M. Thiam, un enseignant répétiteur de 45 ans, à deux ans de prison ferme pour attentat à la pudeur avec violences, corruption de mineure, chantage et collecte illicite de données personnelles. Le prévenu aurait enregistré à son insu une conversation avec son élève mineure avant d’utiliser ses confidences pour exercer des pressions sur elle.

L’affaire concerne Kh. Nd. Diop, une adolescente qui réside chez sa tante paternelle et bénéficiait de l’encadrement scolaire du prévenu. Selon le journal L’Observateur, M. Thiam aurait affirmé avoir surpris la jeune fille dans une tenue indécente en compagnie d’un garçon à Zac Mbao. Il l’aurait ensuite convoquée dans son bureau pour discuter de son comportement.

Au cours de cet entretien, l’adolescente se serait confiée sur sa vie sentimentale et ses premières expériences amoureuses. L’enseignant aurait enregistré secrètement leur conversation sur son téléphone, affirmant vouloir disposer de preuves pour informer le père de la jeune fille, I. Diop.

Des confidences utilisées comme moyen de pression

À la barre, la mineure a accusé le répétiteur d’avoir exploité cet enregistrement pour la menacer de révéler ses confidences à son père si elle ne cédait pas à ses avances. Elle lui aurait également reproché de l’avoir entraînée de force dans la salle de répétition et d’avoir introduit sa main dans sa culotte.

Marié, le prévenu aurait contesté les accusations. Pour assurer sa défense, il aurait notamment invoqué un certificat médical ne faisant état d’aucune lésion vulvaire, réclamant ainsi sa relaxe.

L’enseignant avait, de son côté, porté plainte pour diffamation contre la famille de l’adolescente auprès de la gendarmerie de Keur Massar, après l’éclatement de l’affaire. Mais cette initiative ne lui a pas permis d’obtenir gain de cause. À la suite de l’audition de la jeune fille, sa plainte a été classée, selon les éléments du dossier rapportés.

De son côté, la victime aurait maintenu ses accusations devant le tribunal, en présence de son père, sans réclamer de dommages et intérêts. Le ministère public a requis une sanction ferme contre l’enseignant. Le tribunal a finalement prononcé une peine de deux ans d’emprisonnement ferme, selon L'Obs.

Fatime Gueye

Jeudi 15 Octobre 2026 - 12:45


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