Allongée sur son lit, Imène, jeune mère de famille, a été lourdement touchée. Des bandages recouvrent encore une bonne partie de son corps. Très faible, cette employée de l'hôtel peine à prononcer le moindre mot. Alors, c'est une amie qui raconte à sa place, la voix tremblante, au bord des larmes.
« Les images, les images, les images... Ça revient, toutes les images reviennent et elle a peur. Elle a peur et elle fait des cauchemars, elle ne peut pas dormir. Et elle dit " hamdoulah " [Dieu merci] ! " hamdoulah ", qu’elle est en vie et... Et heureusement elle est encore là ! »
De telles blessures par balle, le chirurgien Karim Boitour n'en avait pas vues depuis larévolution de 2011. « Ce sont des blessures par arme de guerre ! On a extrait les balles, c’est du gros calibre et évidemment, ça donne des lésions importantes des parties molles et des lésions osseuses. Souvent, ce ne sont pas des fractures simples, ce sont des éclatements. Donc c’est très compliqué. »
Dans les couloirs de l'hôpital, certains Tunisiens viennent distribuer des bouquets de fleurs aux rescapés. Autre signe de la solidarité de la population, en voyant le nombre de blessés, beaucoup se sont rendus spontanément à l'hôpital pour donner leur sang.
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