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Agressions parfois mortelles et les crimes odieux, l’insécurité grandit à un rythme préoccupant au Sénégal



Inquiétant, flippant même !!! Depuis quelques mois, l’insécurité grandit à un rythme préoccupant suite aux agressions parfois mortelles et aux crimes odieux commis dans la capitale et dans certaines villes de l’intérieur du pays.

Dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 janvier, des malfrats, armés jusqu’aux dents se sont introduits dans le domicile du guide religieux Abdoul Aziz Cissé à Kaolack, au centre du Sénégal. Le marabout ne s’est pas laissé faire. Lui et son fils Mouhamed, de nationalité américaine, ont tenté de s'opposer. Ils ont été grièvement blessés par les malfrats. 

Quelques heures après, Mouhamed est décédé à l’hôpital El Hadji Ibrahima Niass des suites de ses blessures. Selon les autorités hospitalières, le jeune américain a reçu « un coup à la tête à l’aide d’une arme blanche. Il en a reçu beaucoup au niveau de la face et au niveau de la tête. Le crâne a été fendu et il y a une issue derrière dans le crâne. Ce qui a créé un pneumo-encéphale. Et le père souffre d’un trauma-encéphalique bénin ».

Cet acte de banditisme a créé la tristesse, la colère et la désolation chez certains Sénégalais qui n’ont pas manqué de l’exprimer. Ce vendredi, alors que le président Macky Sall renouvelait son engagement en faveur de l’éducation au Sénégal, dans le cadre de la journée mondiale de l’Education, il a été interpellé par un internaute qui a exprimé sa douleur.

« Président, il n’y pas de sécurité dans le pays. Ce qui s’est passé à Kaolack m’a beaucoup fait mal. Quelqu’un qui a quitté son pays, sa religion et sa famille, pensant qu’il va retrouver la paix et la sécurité, on l’a tué. Je demande à ce que justice soit faite », a-t-il dit.
 
Prise en otage des passagers dans la région de Sédhiou

Mercredi, des malfaiteurs ont frappé à Niagha, une commune située dans la région de Sédhiou, au sud du Sénégal. Sur la Route Nationale 6, ils ont arrêté deux véhicules avant de dépouiller les passagers de leurs biens. 

Dans un premier temps, selon un journal de la place, ils avaient pris en otage les passagers, mais finalement ils ont décidé de les libérer. L’un des véhicules appartient à la Sodefitex et l’autre à la société indienne Kalpataru Power.

Ces malfrats, après avoir accompli leur forfait, ont pris la direction de la Guinée-Bissau, pays frontalier du Sénégal. Informés, les éléments de la brigade de Gendarmerie de la localité se seraient déployés sur les lieux pour procéder au constat avant d’ouvrir une enquête.
Les ressortissants chinois font les frais de l’insécurité de l’intérieur 
Début janvier, une attaque perpétrée contre des opérateurs chinois participant à la campagne de commercialisation des graines d’arachide dans une localité de la région de Kaolack (centre), avait fini de faire sortir le Président Sall dans ses gonds. « Je voudrais condamner fermement l’agression dont ont été victimes dans la région de Kaolack des citoyens chinois venus pour participer à la campagne de commercialisation de l’arachide. L’Etat ne saurait accepter de tels écarts », a-t-il notamment déclaré.

Le chef de l’Etat avait instruit le ministre des Forces armées et celui de l’Intérieur d’œuvrer à la protection des citoyens chinois afin que la campagne de commercialisation puisse se poursuivre sans écueils, ajoutant que  « Le Sénégal est un Etat de droit ».

Au cours de cette attaque, un montant estimé à 20 millions FCFA aurait été emporté par ces individus armés. Il s’agit d’une deuxième agression perpétrée contre des citoyens chinois dans la présente campagne de commercialisation de l’arachide.


 

Agressions parfois mortelles et les crimes odieux, l’insécurité grandit à un rythme préoccupant au Sénégal
En novembre, l'agression mortelle à Malika, banlieue dakaroise, de Abdou Razak Koné, 39 ans avait défrayé la chronique. Photographe et sérigraphe de profession, le jeune garçon s'était rendu sur la VDN 3, en compagnie de sa copine, pour rencontrer son client sans savoir pas qu'il avait rendez-vous avec la mort. Il s'est opposé à des agresseurs qui voulaient arracher de force le téléphone portable de sa compagne, informe le quotidien "Libération". Les malfrats l'ont poignardé à trois reprises avant de disparaître dans la nature. 

Le défunt a laissé derrière lui deux enfants de cinq ans et trois ans. Il était marié avant de divorcer. La même source ajoute qu'il était sur le point d'épouser celle avec qui il était au moment des faits. 
Le forces de l'ordre invitées à monter en puissance et à s'adapter

Analysant ces fait, l'ancien Commissaire de Police à la retraite Cheikhna Kéita, estime que les forces de l'ordre doivent s'adapter et monter en puissance. "Depuis quelques années les délinquants des zones périphériques ont montré leur tendance à changer de comportement à devenir beaucoup violents et à commette des forfaits d'une certaine nature parce qu'ils veulent de déposer les personnes de leurs biens. Il faut que les forces de l'ordre les rattrapent et s'adaptent. Qu'ils montent en puissance et qu'ils réapprennent à mieux occuper le terrain contrôler leurs populations. C'est comme ça qu'il faut voir les choses sinon il va y avoir d'autres choses", confie-t-il à PressfAfrik.

Selon lui, la sécurité c'est avant tout la sérénité et l'impression que les citoyens ont de ne pas être exposés à des violences. Et quand les violences se répètent comme ça, il y a lieu de s'inquiéter. Il faut que les forces de l'ordre montent en puissance pour mieux protéger les populations".

Sur le plan purement professionnel, poursuit-il, les forces de l'ordre doivent se demander qu'est-ce qui fait qu'on a pas pu réduire au maximum ses comportement ? Ou bien immédiatement mis la main sur ceux qui les commet. Et y apporter des réponses. Ce sont des problèmes d'effectifs ou d'équipements. C'est à ces endroits là qu'ils doivent réagir pour gérer ce problème. 

L'ancien Commissaire est tout de même d'avis que les choses ont été améliorées ces dernières années. "Depuis 2012 et 2013, les choses sont en train de s'améliorer partout. Sur le plan de la maîtrise du terrain notamment. Mais tout semble révéler que c'est insuffisant car malgré cela, il y a beaucoup d'autres facteurs qui interviennent et qui font que la délinquance est en train de s'aggraver ça et là", a-t-il noté.

Pas plus tard qu’hier, des individus armés ont attaqué des gendarmes à Kéniaba, dans le Sud du pays. 


Salif SAKHANOKHO

Vendredi 24 Janvier 2020 - 15:28



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