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Ankara veut pousser l’offensive contre le PKK jusqu’à la reddition

La Turquie poursuit ses raids militaires contre les combattants kurdes du PKK. Une trentaine d’avions de chasse ont mené vendredi de nouvelles frappes contre ses camps dans le nord de l'Irak. Ankara maintient donc l’option militaire et continue de mettre la pression sur le parti pro-kurde HDP en Turquie.



Un membre du PKK devant le cratère laissé par un bombardement turc, à Qandil, dans le nord de l'Irak. AFP PHOTO / SAFIN HAMED
Un membre du PKK devant le cratère laissé par un bombardement turc, à Qandil, dans le nord de l'Irak. AFP PHOTO / SAFIN HAMED

Cela fait une semaine, maintenant, que les opérations antiterroristes turques  contre les Kurdes ont été lancées. Depuis le début des frappes aériennes, quelques jours après l’attentat de Suruç, il n’y en a eu qu’une seule contre des positions du groupe Etat islamique en Syrie. Et la vague de bombardements de vendredi, la huitième sur les positions kurdes dans le nord de l'Irak, a fait des victimes civiles : au moins cinq personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées dans le bombardement d’un village kurde, selon des médias locaux.

260 morts côté kurde

Côté rebelle, le bilan global de ces opérations s’établirait à 260 morts, selon les autorités, qui affirment également que le propre frère de Selahettin Demirtas, le co-président du Parti démocratique des peuples (HDP), le parti pro-kurde qui a affiché une forte progression lors des dernières élections en Turquie, aurait été blessé dans ces bombardements.

Quant au leader du HDP, il tente toujours de relancer les négociations de paix entre Ankara et la rébellion. Il affirme même que le PKK serait prêt à rouvrir le dialogue, mais le Premier ministre ne l’entend pas de cette oreille. Celui-ci promet que la campagne antiterroriste se poursuivra « jusqu’à ce que la rébellion rende les armes ».


Deux enfants tiennent un morceau de débris de bombe lâché par l'aviation turc sur le village d'Amadiya en Irak du nord. REUTERS/Ari Jalal
Deux enfants tiennent un morceau de débris de bombe lâché par l'aviation turc sur le village d'Amadiya en Irak du nord. REUTERS/Ari Jalal
Et après Selahettin Demirtas, c’est Figen Yüksekdag, l’autre co-présidente du parti HDP, qui se retrouve depuis vendredi sous le coup d’une instruction pour « soutien à la rébellion », risquant d’être privée de son immunité parlementaire afin d'être jugée.

Rfi

Samedi 1 Août 2015 - 11:05