Robert Mugabe se plie aux injonctions de la SADC, la communauté des Etats d’Afrique australe. Il a demandé à la justice zimbabwéenne d’autoriser un report des élections de deux semaines.
En décidant de fixer, unilatéralement, le scrutin au 31 juillet, le président Mugabe avait ouvert la semaine dernière une crise politique au Zimbabwe. L’opposition avait dénoncé une décision inconstitutionnelle, qui ne laissait pas le temps de mettre en place les réformes nécessaires à la tenue d’un scrutin libre et transparent.
L’opposition partage le pouvoir avec Robert Mugabe depuis quatre ans, au terme d’un accord qui avait mis fin aux violences post électorales de 2008. Et la crainte d’une répétition de ces violences avait grandi ces derniers jours.
Mais une élection à la mi-août est elle satisfaisante ? Pour l’organisation des avocats défenseurs des droits de l’homme au Zimbabwe, un report de deux semaines n’apportera pas de réel changement sur le terrain.
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