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Blocage de la loi de finances : l’Arc plaide pour la responsabilité des acteurs politiques face aux difficultés des ménages



Blocage de la loi de finances : l’Arc plaide pour la responsabilité des acteurs politiques face aux difficultés des ménages
Le parti Alternative pour la relève citoyenne (Arc) s’est prononcé, à travers une déclaration de son porte-parole Khadime Guèye, sur le rejet de la loi de finances, appelant l’exécutif et le législateur à privilégier le dialogue pour éviter un blocage institutionnel préjudiciable aux populations sénégalaises.
 
 
Intervenant sur le contexte socio-économique national, Khadime Guèye a déploré l'impact des tensions institutionnelles sur le quotidien des citoyens. « Le Sénégal ne peut pas se permettre le blocage en ce moment. Pendant que les institutions se neutralisent, les Sénégalais font face à la vie chère, aux inondations, au chômage, à l'insécurité entre autres problématiques. Et sur la loi de finances rectificative, les inquiétudes sont légitimes. La sincérité budgétaire, la transparence, l'accès à l'information, nous les prenons très au sérieux, mais le rejet d'une loi de finance ne saurait être une fin en soi. Donc ce n'est pas un moyen également de régler des comptes politiques », a déclaré le porte-parole de l'Arc.
 
 
Il a également souligné les risques encourus par l'économie nationale en raison de cette situation. « Nous risquons de vivre dans cette situation des programmes publics à l'arrêt, des investissements gelés et un secteur privé fragilisé, des partenaires sociaux et financiers qui perdent confiance. Et au fil du compte, qui va payer donc le prix, ce seront les ménages, les jeunes, les femmes et les couches les plus vulnérables. Donc c'est pour cela nous appelons les deux camps la responsabilité et pas à la rivalité, à des solutions ou pas à des postures », a poursuivi M. Guèye.
 
 
Pour résoudre cette crise, la formation politique a formulé plusieurs propositions par la voix de son représentant. « Et la position de notre parti Arc, alternative pour la relève citoyenne, elle est claire : premièrement, un dialogue sincère et sans délai ; deuxièmement, à défaut de ce dialogue sincère et sans délai, que le Premier ministre engage la responsabilité de son gouvernement conformément à l'article 86 de la Constitution ; et troisièmement, comme nous l'avons toujours demandé, que le président de la République dissolve l'Assemblée nationale dès que le délai légal sera échu, le 2 décembre 2026, pour l'intérêt supérieur de la nation », a conclu Khadime Guèye.


Dimanche 8 Novembre 2026 - 14:07


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