
Après son coup de force manqué en début de semaine ayant plongé son pays dans le chaos politique, le président sud-coréen Yoon Suk-yeol est poussé vers la sortie, dimanche 8 décembre, par son propre parti malgré l'échec - la veille - d'une motion en destitution contre lui. De son côté, le principal parti d'opposition retentera de faire destituer le président le 14 décembre, a déclaré son chef Lee Jae-myung.
Dans un communiqué, le Parti du pouvoir au peuple (PPP) a affirmé avoir « obtenu » du président sud-coréen Yoon Suk-yeol la promesse qu'il se retirerait. « Même avant, il n'interférera pas dans les affaires de l'État, dans les affaires étrangères non plus », a certifié Han Dong-hoon le leader de ce parti, ajoutant que le président avait accepté de confier la gestion à sa formation. Par ailleurs, le Premier ministre Han Duck-soo, qui s'est désolidarisé de son président, assure que le gouvernement « fera preuve d'humilité » et cherchera à « coopérer » avec l'opposition au Parlement, rapporte l'AFP. Cependant, le parti présidentiel joue aux apprentis sorcier en créant une situation que la Constitution n'a pas prévue, estime notre correspondant à Séoul, Celio Fioretti. Aucune idée claire n'est avancée pour réellement savoir comment cette transition va s'amorcer, ni si elle sera réellement effective.
Lee Jae-myung, après cet échec. Dans la nuit de mardi à mercredi, Yoon Suk Yeol avait créé la surprise en proclamant la loi martiale et en déployant l'armée et la police au Parlement afin de le museler. Mais il avait dû abroger cette mesure six heures plus tard sous la pression du Parlement et de la rue.
Le ministre de l'Intérieur sud-coréen Lee Sang-min a démissionné après le fiasco de cette éphémère loi martiale ont rapporté, dimanche 8 décembre, plusieurs médias locaux. Dans sa lettre de démission, le ministre a évoqué sa « responsabilité de ne pas avoir bien servi la population ni le président », selon le quotidien JoongAng Ilbo, affirmant que M. Yoon l'avait acceptée.
Arrestation du ministre de la Défense
Identifié comme l'un des principaux artisans de ce coup de force raté, l'ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun a été arrêté, le dimanche 8 décembre au matin, selon des médias cités par l'AFP. D'après l'agence Yonhap, il s'est présenté de lui-même aux autorités à 1h30 locales (16h30 TU samedi) et son arrestation a été décidée à l'issue de six heures d'interrogatoire. M. Kim avait déjà démissionné après le rétropédalage du président. Des perquisitions sont effectuées à son bureau et dans sa résidence officielle, selon plusieurs médias locaux. L'ex-ministre était aussi sous le coup d'une interdiction de quitter le territoire. Yoon Suk Yeol est, quant à lui, lui visé par une enquête policière pour « rébellion ».
Dans un communiqué, le Parti du pouvoir au peuple (PPP) a affirmé avoir « obtenu » du président sud-coréen Yoon Suk-yeol la promesse qu'il se retirerait. « Même avant, il n'interférera pas dans les affaires de l'État, dans les affaires étrangères non plus », a certifié Han Dong-hoon le leader de ce parti, ajoutant que le président avait accepté de confier la gestion à sa formation. Par ailleurs, le Premier ministre Han Duck-soo, qui s'est désolidarisé de son président, assure que le gouvernement « fera preuve d'humilité » et cherchera à « coopérer » avec l'opposition au Parlement, rapporte l'AFP. Cependant, le parti présidentiel joue aux apprentis sorcier en créant une situation que la Constitution n'a pas prévue, estime notre correspondant à Séoul, Celio Fioretti. Aucune idée claire n'est avancée pour réellement savoir comment cette transition va s'amorcer, ni si elle sera réellement effective.
Lee Jae-myung, après cet échec. Dans la nuit de mardi à mercredi, Yoon Suk Yeol avait créé la surprise en proclamant la loi martiale et en déployant l'armée et la police au Parlement afin de le museler. Mais il avait dû abroger cette mesure six heures plus tard sous la pression du Parlement et de la rue.
Le ministre de l'Intérieur sud-coréen Lee Sang-min a démissionné après le fiasco de cette éphémère loi martiale ont rapporté, dimanche 8 décembre, plusieurs médias locaux. Dans sa lettre de démission, le ministre a évoqué sa « responsabilité de ne pas avoir bien servi la population ni le président », selon le quotidien JoongAng Ilbo, affirmant que M. Yoon l'avait acceptée.
Arrestation du ministre de la Défense
Identifié comme l'un des principaux artisans de ce coup de force raté, l'ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun a été arrêté, le dimanche 8 décembre au matin, selon des médias cités par l'AFP. D'après l'agence Yonhap, il s'est présenté de lui-même aux autorités à 1h30 locales (16h30 TU samedi) et son arrestation a été décidée à l'issue de six heures d'interrogatoire. M. Kim avait déjà démissionné après le rétropédalage du président. Des perquisitions sont effectuées à son bureau et dans sa résidence officielle, selon plusieurs médias locaux. L'ex-ministre était aussi sous le coup d'une interdiction de quitter le territoire. Yoon Suk Yeol est, quant à lui, lui visé par une enquête policière pour « rébellion ».
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