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Donald Trump a peur



Donald Trump a peur
Alors que les manifestations se propagent dans des dizaines de villes américaines, le voilà qui appelle la police à tirer sur les manifestants qu’il assimile à des pilleurs. Rien pour calmer le jeu.

Il ne prononcera pas un mot pour dénoncer l’injustice et l’inégalité qui atteignent des sommets aux États-Unis. Pourquoi ? Parce qu’il représente lui-même la monstrueuse inégalité économique qui s’étale sans complexe dans son pays.

Trump a peur

Mais le fond du problème est que Donald Trump a peur. Il a peur comme la majorité des Américains qui habitent les villes. Il a fait renforcer l’enceinte de la Maison-Blanche avec trois rangées de policiers.

Trump a peur, comme quand il quitte précipitamment des conférences de presse, lorsque les questions des journalistes deviennent trop difficiles.

Cette peur tenaille aussi les policiers, qui dans certaines villes patrouillent par dizaines les rues des quartiers pauvres. À la moindre alerte, ils tirent sur les habitants qui osent sortir sur leur galerie, malgré le couvre-feu.

Pendant ce temps, des journalistes font courageusement leur métier. Mais, surprise, voici que des journalistes se font arrêter ou tirer dessus par des policiers américains.

Les manifestants s’en prennent à des journalistes de FOX news ou défoncent l’entrée des bureaux de CNN.

Trump, à force d’insulter les médias et de les désigner comme « des ennemis du peuple », a fini par inciter des gens à s’en prendre aux journalistes, qui ne font que leur métier.

Eux aussi commencent à avoir peur.

La peur se généralise

Les Américains qui le peuvent s’enferment dans des quartiers clôturés où on ne peut pénétrer, en théorie, qu’avec des codes d’accès. Les enfants jouent dans les rues paisibles de ces quartiers où les citoyens se retrouvent entre riches.


Pourquoi ces quartiers poussent-ils comme des champignons depuis des dizaines d’années ? Parce que les Américains ont peur.

Cette peur est installée aux tréfonds des politiques américaines. Comme le cinéaste Michael Moore l’avait bien expliqué dans le film Bowling for Columbine, les politiques sur les armes à feu sont motivées par la peur. Qu’il s’agisse de la COVID-19, des problèmes économiques ou des émeutes, tout est prétexte à acheter des armes à feu pour se rassurer.

Le paradoxe est que Donald Trump, qui est le trouillard en chef, essaie de faire peur à ses adversaires, républicains, démocrates ou autres.

Combien de temps les Américains pauvres, les Américains des minorités et les Américains des classes moyennes continueront-ils à avoir peur ? C’est peut-être ici la crainte suprême de Trump : qu’une partie de la population américaine cesse d’avoir peur. D’avoir peur de lui et des dirigeants autour de lui.

Les manifestations des derniers jours montrent les lueurs d’un nouveau courage. Le courage de la colère.

RFI

Lundi 1 Juin 2020 - 15:13


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