Birao est située dans l’extrême nord-est du pays, enclavée entre le Tchad et le Soudan, à 1200 kilomètres de la capitale. Nous y rencontrons Fatima qui vit dans une tente collée à celle du voisin. Elle fait la cuisine pour toute la famille dans le site de déplacés de la Minusca. « Je ne peux pas rentrer. On a incendié ma maison tout le monde est parti. Je ne peux pas rentre comme ça », dit-elle.
Un peu plus loin Roseline s’occupe de sa fille de moins de 2 ans. Elle voudrait rentrer chez elle, mais pour elle non plus, ce n’est pas si simple : « Pour le moment il n’y a personne dans les quartiers, on est tous là. » Son mari ? « Il est parti à Bangui, il a eu peur et il nous a laissés ici. »
La semaine dernière, un mouvement de retour spontané des déplacés a débuté. Mais très vite les gens sont revenus dans le site. « Oui, au quotidien ça ne va pas parce qu’avant le site était vide, il y en a qui étaient rentrés. Il y a des rumeurs qui disent qu’on va attaquer Birao alors la population est revenue encore dans le site. C’est pour ca qu’ils encombrent encore la place. Le site est trop serré, plus de 12 000 habitants avec des petits enfants… », détaille Abdalla Kamkoussa est un leader des déplacés.
La vie dans les camps reste compliquée. L’acheminement de l’aide humanitaire est difficile. Elle ne peut se faire qu’en avion-cargo depuis Bangui, les axes routiers étant impraticables.
Un peu plus loin Roseline s’occupe de sa fille de moins de 2 ans. Elle voudrait rentrer chez elle, mais pour elle non plus, ce n’est pas si simple : « Pour le moment il n’y a personne dans les quartiers, on est tous là. » Son mari ? « Il est parti à Bangui, il a eu peur et il nous a laissés ici. »
La semaine dernière, un mouvement de retour spontané des déplacés a débuté. Mais très vite les gens sont revenus dans le site. « Oui, au quotidien ça ne va pas parce qu’avant le site était vide, il y en a qui étaient rentrés. Il y a des rumeurs qui disent qu’on va attaquer Birao alors la population est revenue encore dans le site. C’est pour ca qu’ils encombrent encore la place. Le site est trop serré, plus de 12 000 habitants avec des petits enfants… », détaille Abdalla Kamkoussa est un leader des déplacés.
La vie dans les camps reste compliquée. L’acheminement de l’aide humanitaire est difficile. Elle ne peut se faire qu’en avion-cargo depuis Bangui, les axes routiers étant impraticables.
Autres articles
-
Libye: 31 personnes ont été exécutées par les forces pro-Haftar, selon l’ONG Human Rights Watch
-
Sahel: violents combats entre les jihadistes du Jnim et ceux de l'EIS à la frontière Mali-Burkina
-
Guinée: la peine de l'ex-ministre de la Défense Mohamed Diané réduite en appel
-
Ebola: le Kenya durcit ses mesures de prévention après un deuxième cas sur son sol
-
Régularisations en Mauritanie: des migrants pointent «le temps de traitement» d’une demande de séjour





Libye: 31 personnes ont été exécutées par les forces pro-Haftar, selon l’ONG Human Rights Watch


