Sur le marché de Bazar Kely, la majorité des étals sont encore vides : beaucoup de vendeurs ont déserté le temps de réparer leurs habitations. Gita, elle, est en poste, ses quatre jeunes enfants à ses côtés. Elle a perdu sa maison, mais son travail est sa seule source de revenu. Dans sa bassine se trouve une maigre marchandise : une demi-douzaine de gros poissons qui sont visiblement de moins en moins frais.
« Sans électricité, les congélateurs ne fonctionnent plus. On ne peut donc plus conserver nos poissons. Alors on est obligé de casser les prix : j’ai baissé mes prix de 40 %. On risque la faillite … Et il y a tellement peu d’acheteurs », déplore-t-elle.
À quelques encablures, Leda, lui, a installé un stand sur le bord de la route. Sur sa table, 35 téléphones et quelques lampes sont branchés à cinq multiprises, elles-mêmes raccordées à un groupe électrogène qui tourne à plein régime. Il fait payer la charge :
« Un Android, c’est 1 000 ariary, un petit téléphone, 500 ariary. Je prie pour que l’électricité revienne. En attendant, si je fais ça, c’est pour aider les gens de mon quartier et pour gagner un peu d’argent. Il y a des soudeurs qui viennent ici pour réparer les pelles afin de déblayer les maisons, il y a des coiffeurs qui viennent recharger les tondeuses. »
Les responsables de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité avaient annoncé un retour à la normale dès la fin de la semaine dans la ville. Des retards sont vraisemblablement à prévoir.
« Sans électricité, les congélateurs ne fonctionnent plus. On ne peut donc plus conserver nos poissons. Alors on est obligé de casser les prix : j’ai baissé mes prix de 40 %. On risque la faillite … Et il y a tellement peu d’acheteurs », déplore-t-elle.
À quelques encablures, Leda, lui, a installé un stand sur le bord de la route. Sur sa table, 35 téléphones et quelques lampes sont branchés à cinq multiprises, elles-mêmes raccordées à un groupe électrogène qui tourne à plein régime. Il fait payer la charge :
« Un Android, c’est 1 000 ariary, un petit téléphone, 500 ariary. Je prie pour que l’électricité revienne. En attendant, si je fais ça, c’est pour aider les gens de mon quartier et pour gagner un peu d’argent. Il y a des soudeurs qui viennent ici pour réparer les pelles afin de déblayer les maisons, il y a des coiffeurs qui viennent recharger les tondeuses. »
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