Pendant tout le mois de Ramadan, Ousmane Touré a respecté toutes les mesures barrières. Il porte un masque à la mosquée et dans sa quincaillerie de Niaréla. Dans ce quartier comme dans d’autres à Bamako, des jeunes avaient manifesté au début du carême, notamment contre le couvre-feu instauré pour lutter contre le coronavirus.
« Pendant le Ramadan, généralement, la nuit on prie, on se retrouve dans les places publiques, là où il y a les prêcheurs, raconte Ousmane Touré. Effectivement, c’est compliqué. Mais le couvre-feu a été nécessaire. C’est-à-dire qu’il faut choisir entre la vie et la mort ! C’est ça ! »
Mais les manifestations anti-couvre feu avaient aussi une explication. Cette année, la politique s’est invitée pendant le mois de ramadan au Mali, explique Cheick Diallo depuis la boutique d’en face.
« Le peuple malien, avec la gestion du Covid. Le chef de file de l’opposition, avec les élections législatives. Du jamais vu ! Si ce n’était pas le mois du Ramadan, ça ne se serait pas passé comme ça », souligne Cheick Diallo.
500 milliards de francs CFA annoncés par IBK
S’ajoute à cela le ralentissement économique. À cause du coronavirus, les chantiers d’Adama Diarra n’ont pas été renouvelés. Avant l’une des dernières prières du Ramadan, il fait ses ablutions, terni par les difficultés, notamment pour acheter le bœuf de la fête.
« La fête de ce week-end, c’est selon nos moyens, rappelle Adama Diarra. C’est plus difficile que l’année dernière. Peut-être que cela est dû à la maladie. »
Début avril, le président Ibrahim Boubakar Keïta avait annoncé que 500 milliards de francs CFA seraient mobilisés pour faire face à l’épidémie de coronavirus.
« Pendant le Ramadan, généralement, la nuit on prie, on se retrouve dans les places publiques, là où il y a les prêcheurs, raconte Ousmane Touré. Effectivement, c’est compliqué. Mais le couvre-feu a été nécessaire. C’est-à-dire qu’il faut choisir entre la vie et la mort ! C’est ça ! »
Mais les manifestations anti-couvre feu avaient aussi une explication. Cette année, la politique s’est invitée pendant le mois de ramadan au Mali, explique Cheick Diallo depuis la boutique d’en face.
« Le peuple malien, avec la gestion du Covid. Le chef de file de l’opposition, avec les élections législatives. Du jamais vu ! Si ce n’était pas le mois du Ramadan, ça ne se serait pas passé comme ça », souligne Cheick Diallo.
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S’ajoute à cela le ralentissement économique. À cause du coronavirus, les chantiers d’Adama Diarra n’ont pas été renouvelés. Avant l’une des dernières prières du Ramadan, il fait ses ablutions, terni par les difficultés, notamment pour acheter le bœuf de la fête.
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