Une semaine pour interdire le téléphone portable dans leurs établissements. C’est le défi lancé par le gouvernement aux proviseurs de tous les lycées de France, à quelques jours de la rentrée. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, censurée par le Conseil constitutionnel le 14 août, mais tout de même promulguée par le président de la République Emmanuel Macron. Les directeurs et directrices d’établissements manquent de temps pour l’appliquer.
Le gouvernement a confirmé lundi l'entrée en vigueur de l'interdiction du téléphone portable au lycée dès la rentrée. Mais l'application de la mesure pourrait toutefois s'avérer compliquée dans de nombreux établissements, faute de temps pour s'y préparer.
Car en France, interdire les téléphones portables dans les lysées signifie modifier le règlement intérieur des établissements, explique Audrey Chanonat, proviseure dans un lycée à Poitiers et secrétaire du syndicat national des personnels de direction des établissements publics locaux d'enseignement (SNPDEN), principal syndicat des proviseurs et adjoints de lycées.
« Modifier le règlement intérieur, c'est réunir le Conseil de vie lycéenne, c'est réunir le conseil pédagogique, c'est réunir le conseil d'administration. Évidemment, tout ça ne peut pas se faire pendant les vacances. Donc, avoir sorti le texte au début du mois de juillet et nous demander de l'appliquer au mois de septembre, hé bien c'est nous mettre dans une impossibilité totale de faire », détaille Audrey Chanonat.
Une mesure « démagogique »
Une fois appliquée, cette mesure soulève d’autres questions, comme l'explique Audrey Chanonat. « Est-ce que ça va se traduire par le fait qu'on autorise le téléphone portable que dans certains endroits, une partie de la cour par exemple ? Est-ce que ça va se traduire par l'achat de brouilleurs ? Mais tout ça, ça veut dire des moyens financiers et des moyens humains. Et pour l'instant, nous n'avons strictement rien reçu ».
Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray a expliqué lundi, dans un entretien à plusieurs journaux quotidiens, que les téléphones « devront être éteints et rangés dans les sacs ou les casiers ». Des exceptions pourront être prévues par le règlement intérieur de l'établissement, notamment pour les élèves handicapés ou les étudiants. Également « si, par exemple, le portable sert à régler le repas à la cantine, ou à des usages pédagogiques », a complété M. Geffray.
Le syndicat conseille donc aux proviseurs de ne pas se précipiter pour appliquer le texte, et regrette un effet d’annonce. « Il est complètement illusoire de dire qu'on va se passer du téléphone portable. Je ne suis même pas sûr que nous (le corps enseignant) y arriverions. Il faut donner à nos jeunes la possibilité et l'éducation nécessaire pour aller vers un usage pertinent du téléphone portable, y compris si ça doit être dans le cadre d'un lycée, au niveau pédagogique ».
Le syndicat précise que de toute façon la mesure prendra du temps. Il faudra probablement près d'un an avant sa mise en oeuvre dans les lycées. « Il faut plutôt sensibiliser à l'usage du téléphone portable parce que ça fait partie du quotidien », avance de son côté Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne (USL), qui dénonce une mesure « démagogique ».
Le gouvernement a confirmé lundi l'entrée en vigueur de l'interdiction du téléphone portable au lycée dès la rentrée. Mais l'application de la mesure pourrait toutefois s'avérer compliquée dans de nombreux établissements, faute de temps pour s'y préparer.
Car en France, interdire les téléphones portables dans les lysées signifie modifier le règlement intérieur des établissements, explique Audrey Chanonat, proviseure dans un lycée à Poitiers et secrétaire du syndicat national des personnels de direction des établissements publics locaux d'enseignement (SNPDEN), principal syndicat des proviseurs et adjoints de lycées.
« Modifier le règlement intérieur, c'est réunir le Conseil de vie lycéenne, c'est réunir le conseil pédagogique, c'est réunir le conseil d'administration. Évidemment, tout ça ne peut pas se faire pendant les vacances. Donc, avoir sorti le texte au début du mois de juillet et nous demander de l'appliquer au mois de septembre, hé bien c'est nous mettre dans une impossibilité totale de faire », détaille Audrey Chanonat.
Une mesure « démagogique »
Une fois appliquée, cette mesure soulève d’autres questions, comme l'explique Audrey Chanonat. « Est-ce que ça va se traduire par le fait qu'on autorise le téléphone portable que dans certains endroits, une partie de la cour par exemple ? Est-ce que ça va se traduire par l'achat de brouilleurs ? Mais tout ça, ça veut dire des moyens financiers et des moyens humains. Et pour l'instant, nous n'avons strictement rien reçu ».
Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray a expliqué lundi, dans un entretien à plusieurs journaux quotidiens, que les téléphones « devront être éteints et rangés dans les sacs ou les casiers ». Des exceptions pourront être prévues par le règlement intérieur de l'établissement, notamment pour les élèves handicapés ou les étudiants. Également « si, par exemple, le portable sert à régler le repas à la cantine, ou à des usages pédagogiques », a complété M. Geffray.
Le syndicat conseille donc aux proviseurs de ne pas se précipiter pour appliquer le texte, et regrette un effet d’annonce. « Il est complètement illusoire de dire qu'on va se passer du téléphone portable. Je ne suis même pas sûr que nous (le corps enseignant) y arriverions. Il faut donner à nos jeunes la possibilité et l'éducation nécessaire pour aller vers un usage pertinent du téléphone portable, y compris si ça doit être dans le cadre d'un lycée, au niveau pédagogique ».
Le syndicat précise que de toute façon la mesure prendra du temps. Il faudra probablement près d'un an avant sa mise en oeuvre dans les lycées. « Il faut plutôt sensibiliser à l'usage du téléphone portable parce que ça fait partie du quotidien », avance de son côté Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne (USL), qui dénonce une mesure « démagogique ».
Autres articles
-
Mer rouge : un projectile d’origine inconnue frappe un pétrolier et provoque un incendie à bord
-
Qui est Natalie Harp, l'«assistante spéciale» de Trump, sujette à toutes les rumeurs à Washington?
-
14 000 décès liés à la chaleur en Allemagne, un record de morts et des questions
-
Ukraine: Volodymyr Zelensky limoge une nouvelle cadre de son cabinet dans une affaire de corruption
-
Etats-Unis : le cancer de Joe Biden «s’est propagé», selon son fils Hunter




Mer rouge : un projectile d’origine inconnue frappe un pétrolier et provoque un incendie à bord


