La mal gouvernance et la prédation sont présentes dans la gestion de notre pays. C’est ce que pense Mamadou Mbodji, coordonnateur national du M23. Il était invité chez nos confrères de Sud fm. «Le mal se trouve dans la culture politique qui est exclusivement une culture de prédation. Et cette culture de prédation se nourrit précisément du manque de sanction. L’absence de sanction et la permanence de la prédation font justement que le mêmes causes produisant les mêmes effets, on se retrouve toujours dans la même situation», a-t-il déclaré
Selon lui, au risque de voir le Sénégal régresser, les dirigeants doivent rompre avec cette politique de protection vis-à-vis des personnalités épinglées par des rapports : «Lorsque des manquements sont valorisés dans une société et que les auteurs des fautes administratives, des malversations, se voient proposés à des postes plus élevés, ou laissés en place, parce qu’on ne peut pas les sanctionner du fait qu’ils sont politiquement protégés, ou «maraboutiquement» au-dessus de toute sanction, dans ce cas, on n’avance pas. C’est plus qu’une lassitude, c’est à la limite une maladie qui va gangréner la société sénégalaise parce que, lorsque ceux qui travaillent ne sont pas payer à leur juste mesure, que ceux qui ne travaillent pas soient protégés, voire promus, ça a un effet très négatif dans la société».
Selon lui, ce manque de sanction, cumulé à la promotion des personnes épinglées, conduisent à ce que, «finalement tous vont penser que le mieux c’est de ne pas travailler, c’est de détourner et chercher protection auprès du Chef de l’Etat, des politiciens et des grands marabouts, de ce point de vu, on en arrive dans une société où il y a une anomie générale»
Selon lui, au risque de voir le Sénégal régresser, les dirigeants doivent rompre avec cette politique de protection vis-à-vis des personnalités épinglées par des rapports : «Lorsque des manquements sont valorisés dans une société et que les auteurs des fautes administratives, des malversations, se voient proposés à des postes plus élevés, ou laissés en place, parce qu’on ne peut pas les sanctionner du fait qu’ils sont politiquement protégés, ou «maraboutiquement» au-dessus de toute sanction, dans ce cas, on n’avance pas. C’est plus qu’une lassitude, c’est à la limite une maladie qui va gangréner la société sénégalaise parce que, lorsque ceux qui travaillent ne sont pas payer à leur juste mesure, que ceux qui ne travaillent pas soient protégés, voire promus, ça a un effet très négatif dans la société».
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