Invité à l'émission Grand Jury sur Rfm, ce 15 décembre, l'ancien ministre de la Communication sous le régime sortant, Me Moussa Bocar Thiam, s'est prononcé sur plusieurs sujets qui font l'actualité. Parlant de la probabilité d'une abrogation de la loi d'amnistie initiée par le président sortant Macky Sall et qui prend en compte tous les délits et crimes politiques allant de la période de 2021 à 2024, il a affirmé que « Cette loi ne sera pas abrogée par le gouvernement Pastef pour la bonne et simple raison que lors ce que cette loi fait l’objet d’une abrogation, il y a des conséquences juridiques importantes ».
C’est-à-dire « toutes les personnes qui sont poursuivies, se retrouvent dans la situation d’antérieure, c’est un retour dans la situation extérieure. Ceux qui avaient été poursuivis seront jugés, tout le monde, il n’y aura pas d’exception. Même le président de la République, même le Premier ministre, beaucoup pensent que le président de la République ne doit pas être jugé. Mais il peut être jugé pour des faits qui n’ont rien à avoir avec sa fonction », a -t-il souligné.
« Aujourd’hui » a-t-il précisé, « la loi d’amnistie lorsqu’elle est abrogée, rien n’empêche que le procureur leur reconvoque tous. Pour les gens qui ont commis des faits très graves comme ceux qui ont lancé un cocktail Molotov sur un bus par exemple, ces gens ne peuvent pas bénéficier d’une liberté provisoire. La loi d’amnistie ne sera pas abrogée par le Pastef parce que c’est se tirer une balle dans le pied, dans certains cas, le mandat de dépôt est obligatoire, il n’y a pas de liberté provisoire et la plupart de ces personnes, ce sont les personnes de Pastef qui sont concernés. Donc je ne vois pas pour eux l’intérêt d’abroger cette loi. Ils le disent comme ça pour essayer de rassurer les familles des victimes, mais en réalité cette loi ne sera pas abrogée du tout », a affirmé l’ancien ministre de Macky Sall.
D’ailleurs poursuit-il, « quelles sont les conséquences ? Ils savent très bien les conséquences de cette loi même, si y a certains d’entre eux qui peuvent avoir une immunité du fait de leur fonction actuelle, mais les 99 % d’entre eux qui sont concernés par ces faits-là ne bénéficient d’aucune immunité et ce sont ces gens-là qui seront les premiers exposés ».
Pour ce qui concerne les 5 milliards alloués aux familles des victimes des émeutes : « les dégâts ont été considérables. Ils sont entrain de réparer les préjudices que les citoyens sénégalais ont subi et ces dégâts dépassent largement les 5 milliards. Moi, je les estime à peu près à 30 milliards », a -t-il lancé.
Même si l'avocat salue l'initiative, il a souligné l'importance de savoir qui va en bénéficiers. « C'est une bonne chose parce que ce sont des Sénégalais qui ont perdu leurs enfants. Après faudra surveiller qui sera indemnisé et qui ne le sera pas. Et le plus important pour le pays, c’est que cela ne se reproduise plus. Les Sénégalais ne veulent plus de ces événements-là. Nous voulons que tout se règle par la voie des urnes de manière pacifique et qu’il y est l’élégance politique », a conclu Me Moussa Bocar Thiam.
C’est-à-dire « toutes les personnes qui sont poursuivies, se retrouvent dans la situation d’antérieure, c’est un retour dans la situation extérieure. Ceux qui avaient été poursuivis seront jugés, tout le monde, il n’y aura pas d’exception. Même le président de la République, même le Premier ministre, beaucoup pensent que le président de la République ne doit pas être jugé. Mais il peut être jugé pour des faits qui n’ont rien à avoir avec sa fonction », a -t-il souligné.
« Aujourd’hui » a-t-il précisé, « la loi d’amnistie lorsqu’elle est abrogée, rien n’empêche que le procureur leur reconvoque tous. Pour les gens qui ont commis des faits très graves comme ceux qui ont lancé un cocktail Molotov sur un bus par exemple, ces gens ne peuvent pas bénéficier d’une liberté provisoire. La loi d’amnistie ne sera pas abrogée par le Pastef parce que c’est se tirer une balle dans le pied, dans certains cas, le mandat de dépôt est obligatoire, il n’y a pas de liberté provisoire et la plupart de ces personnes, ce sont les personnes de Pastef qui sont concernés. Donc je ne vois pas pour eux l’intérêt d’abroger cette loi. Ils le disent comme ça pour essayer de rassurer les familles des victimes, mais en réalité cette loi ne sera pas abrogée du tout », a affirmé l’ancien ministre de Macky Sall.
D’ailleurs poursuit-il, « quelles sont les conséquences ? Ils savent très bien les conséquences de cette loi même, si y a certains d’entre eux qui peuvent avoir une immunité du fait de leur fonction actuelle, mais les 99 % d’entre eux qui sont concernés par ces faits-là ne bénéficient d’aucune immunité et ce sont ces gens-là qui seront les premiers exposés ».
Pour ce qui concerne les 5 milliards alloués aux familles des victimes des émeutes : « les dégâts ont été considérables. Ils sont entrain de réparer les préjudices que les citoyens sénégalais ont subi et ces dégâts dépassent largement les 5 milliards. Moi, je les estime à peu près à 30 milliards », a -t-il lancé.
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