"Je demande à tous nos concitoyens de rentrer (…) C’est cet appel que je continue de lancer, nous étions à plus de 200.000 exilés, maintenant nous sommes à peu près à 50.000 dont une bonne partie au Liberia, et une dizaine au Ghana, au Togo et au Bénin", a précisé M. Ouattara, devant des cadres et chefs traditionnels d’Adzopé, une zone favorable à M. Gbagbo.
M. Ouattara a "félicité ceux qui sont déjà rentrés", estimant qu’"en réalité, ce qu’il faut, c’est rentrer pour pouvoir travailler ensemble" afin de "tourner la page de la crise postélectorale qui a divisé les Ivoiriens et qui a créé toute une série d’incompréhensions".
"Je lance un appel à nos frères et sœurs qui sont à l’extérieur (…) j’ai demandé que les uns et les autres rentrent en Côte d’Ivoire parce que nous avons un travail important autour des Ivoiriens, de tous nos concitoyens", a-t-il insisté.
"Mon rôle et mon devoir en tant que chef de l’Etat, c’est de rassembler tous les fils et toutes les filles de ce beau pays", a poursuivi M. Ouattara, tout en assurant que des dispositions étaient prises pour leur accueil en Côte d’Ivoire.
Plusieurs cadres du Front populaire ivoirien (Fpi, opposition), parti de M. Gbagbo, et des proches de l’ex-président, sont rentrés d’exil et participent à la vie politique du pays, hormis quelques-uns, qui sont incacérés pour "atteinte à la sûreté de l’Etat".
Il a par ailleurs lancé un appel au "dialogue inclusif" à l’endroit des partis politiques, notamment ceux de l’opposition, se félicitant que la plupart soient "rentrés dans le jeu démocratique" en vue du développement du pays.
Selon lui, faire la politique "c’est n’est pas être des ennemis". Bien que "chacun doit avoir sa position, sa vision", il devra l’"exprimer avec modération".
Pour les élections présidentielles d’octobre 2015, "ce que je peux garantir", c’est qu’elles "seront totalement apaisées, équitables et transparentes" contrairement à celles de 2010 qui n’étaient " pas transparentes" et "apaisées", a-t-il dit.
Le ministre ivoirien des Infrastructures économiques, Patrick Achi, un cadre de la région, a indiqué samedi aux journalistes que des démarches étaient en cours afin que certaines "frères" rentrent d’exil.
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