Ils avaient été arrêtés à Goma une ville de l’Est du pays le 16 février, lors d’une journée "ville-morte" décrétée par l’opposition pour exiger l’organisation de la présidentielle à la date prévue par la Constitution.
Ils portaient sur eux des pancartes sur lesquels on pouvait lire des slogans exigeant l'organisation de la présidentielle dans les délais fixés par la Constitution.
Déférés devant la justice, ils ont été accusés notamment d'association de malfaiteurs, une infraction passible de la peine mort en RDC.
Lors du procès, le tribunal a requalifié les faits et a finalement condamné les six prévenus à deux ans de prison pour je cite "désobéissance à l'autorité". Georges Kapiamba l'un des avocats du mouvement Lucha, dénonce un "procès politique".
La défense envisage de faire appel de cette décision de justice
Par ailleurs à Kinshasa, deux autres activistes de Lucha, Bienvenue Matumo et Marc Kapitene ont été transférés à la prison centrale de Makala.
Interpelés le même jour que leurs collègues de Goma, ces jeunes ont, pendant plusieurs jours, été détenus par les services de renseignements avant d'être déférés devant la justice.
A l'approche des élections, des dizaines d'opposants et d'activistes ont été arrêtés dans le pays.
Lors de son passage à Kinshasa hier, Ban Ki Moon, secrétaire général de l'Onu, a condamné la "restriction des libertés publiques en RDC".
Source: BBC Afrique
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