C'est une figure centrale de l'appareil idéologique et de la répression du régime déchu qui vient d'être jugée, rapporte notre correspondant à Damas, Mohamed Errami. L'ancien grand mufti de Syrie, Ahmed Badreddine Hassoun, a été condamné ce lundi 24 août à la prison à perpétuité, devenant ainsi la dixième figure du régime Assad condamnée par la justice syrienne.
Proche de Bachar el-Assad et très présent à ses côtés lors d'occasions religieuses, il a été reconnu coupable d'« incitation intentionnelle au meurtre », « participation directe » à des meurtres et d'avoir attisé les « haines confessionnelles et raciales ».
Surnommé le « mufti des barils d'explosifs », Ahmed Badreddine Hassoun a été le grand mufti pendant plus de seize ans et a appuyé sans réserve le régime de Bachar el-Assad pendant toute la guerre civile.
En 2021 toutefois, son poste a été supprimé par un décret du président. À l'origine de ce décret, un faux pas de la part du mufti : lors des funérailles du chanteur Sabah Fakhri en novembre 2021, Hassoun avait livré une interprétation personnelle d'un verset coranique et provoqué un tollé dans les milieux religieux et populaires.
Une dixième condamnation
Le 11 août 2026, un tribunal syrien a condamné par contumace l'ancien dirigeant syrien Bachar el-Assad à la peine capitale après l'avoir reconnu coupable de « crimes de guerre » et de « crimes contre l'humanité » commis durant la guerre civile. Quelques jours plus tard, son cousin Wassim el-Assad était également condamné à mort pour avoir formé deux groupes armés, auteurs d'attaques meurtrières dans la région de Damas. Il a également été reconnu coupable d'incitation à la guerre civile.
Ces condamnations ont été vivement critiquées par l'ONU ainsi que par les organisations de défense des droits humains comme Human Rights Watch qui s'opposent à la peine de mort et exhortent les nouvelles autorités syriennes à adopter un processus de justice transitionnelle centré sur les victimes.
« Pour faire avancer la justice face à la litanie de crimes graves commis en Syrie, il ne suffit pas de prononcer des condamnations ; il faut mettre en place un système capable de rendre une justice compétente, impartiale et indépendante », a plaidé Balkees Jarrah, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.
Proche de Bachar el-Assad et très présent à ses côtés lors d'occasions religieuses, il a été reconnu coupable d'« incitation intentionnelle au meurtre », « participation directe » à des meurtres et d'avoir attisé les « haines confessionnelles et raciales ».
Surnommé le « mufti des barils d'explosifs », Ahmed Badreddine Hassoun a été le grand mufti pendant plus de seize ans et a appuyé sans réserve le régime de Bachar el-Assad pendant toute la guerre civile.
En 2021 toutefois, son poste a été supprimé par un décret du président. À l'origine de ce décret, un faux pas de la part du mufti : lors des funérailles du chanteur Sabah Fakhri en novembre 2021, Hassoun avait livré une interprétation personnelle d'un verset coranique et provoqué un tollé dans les milieux religieux et populaires.
Une dixième condamnation
Le 11 août 2026, un tribunal syrien a condamné par contumace l'ancien dirigeant syrien Bachar el-Assad à la peine capitale après l'avoir reconnu coupable de « crimes de guerre » et de « crimes contre l'humanité » commis durant la guerre civile. Quelques jours plus tard, son cousin Wassim el-Assad était également condamné à mort pour avoir formé deux groupes armés, auteurs d'attaques meurtrières dans la région de Damas. Il a également été reconnu coupable d'incitation à la guerre civile.
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