Assis à longueur de journée sur sa chaise en plastique devant la mosquée, au cœur du vieux Damas, un homme d'une soixantaine d'années regarde passer les fidèles. Sa famille a été décimée sous le régime de Bachar el-Assad. Pour lui, la condamnation à mort de Wassim el-Assad, cousin de l'ancien dictateur syrien, n'est qu'un pansement sur une plaie béante.
« J’ai perdu mon frère, sept membres de ma famille et plusieurs cousins. Et jusqu'à aujourd'hui, je n’ai aucune nouvelle de ce qui leur est arrivé », déplore-t-il.
Depuis une semaine, les verdicts s'enchaînent contre les membres de l'ancien régime. Condamnation de l'ex-président Bachar el-Assad à mort par contumace, peine capitale également prononcée contre Atef Najib, ancien chef de la Sécurité politique à Daraa dont les ordres avaient mis le feu aux poudres en 2011, et donc condamnation de Wassim el-Assad.
Mais ce cadre judiciaire strict divise profondément en Syrie. « Si ça ne dépendait que de moi, j’aurais exposé publiquement Wassim el-Assad, Atef Najib ou Bachar el-Assad, et j’aurais laissé chaque mère ayant perdu son fils venir leur porter un coup », déclare une autre personne interrogée.
Derrière ces réactions viscérales, le traumatisme reste intact pour ceux qui attendent toujours des nouvelles de leurs proches disparus dans les geôles du régime. Un sentiment partagé par de nombreux Syriens, comme cet homme originaire de Hassaké, dont le frère est porté disparu depuis plus de dix ans.
« Mon frère a été enlevé du jour au lendemain par l’armée du précédent régime sans qu’on ait jamais su pourquoi. Ils sont venus le chercher pour l’emmener à Damas. On est venus dans la capitale, mais on ne l'a jamais retrouvé », explique-t-il.
La condamnation à la peine capitale de Wassim el-Assad va bien au-delà de sa personne. Elle remet au cœur du quotidien des Syriens la question des crimes de guerre et de l'absence de sépultures pour les victimes.
« J’ai perdu mon frère, sept membres de ma famille et plusieurs cousins. Et jusqu'à aujourd'hui, je n’ai aucune nouvelle de ce qui leur est arrivé », déplore-t-il.
Depuis une semaine, les verdicts s'enchaînent contre les membres de l'ancien régime. Condamnation de l'ex-président Bachar el-Assad à mort par contumace, peine capitale également prononcée contre Atef Najib, ancien chef de la Sécurité politique à Daraa dont les ordres avaient mis le feu aux poudres en 2011, et donc condamnation de Wassim el-Assad.
Mais ce cadre judiciaire strict divise profondément en Syrie. « Si ça ne dépendait que de moi, j’aurais exposé publiquement Wassim el-Assad, Atef Najib ou Bachar el-Assad, et j’aurais laissé chaque mère ayant perdu son fils venir leur porter un coup », déclare une autre personne interrogée.
Derrière ces réactions viscérales, le traumatisme reste intact pour ceux qui attendent toujours des nouvelles de leurs proches disparus dans les geôles du régime. Un sentiment partagé par de nombreux Syriens, comme cet homme originaire de Hassaké, dont le frère est porté disparu depuis plus de dix ans.
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