A 74 ans, Guus Kouwenhoven ira cette fois en prison. Il vient d'être condamné, en appel, à 19 ans de prison, pour trafic d'armes et complicité de crime de guerre en Guinée et au Liberia. La justice de son pays lui reproche d'avoir livré illégalement des armes au régime de Charles Taylor entre 2000 et 2003, en violation d'un embargo sur les armes décrété par les Nations unies.
Propriétaire des deux plus grosses concessions forestières du Liberia, dont l'une était grande comme la Belgique et représentait près de la moitié de toute la forêt libérienne, l'homme d'affaires néerlandais bénéficiait à l'époque d'un traitement de faveur et de contrats lucratifs, en échange de ses livraisons d'armes. Des armes qui ont servi, explique un communiqué du tribunal, à tuer « des citoyens sans défense durant des années ».
Un bateau quittait le pays avec du bois et ramenait régulièrement des cargaisons d'armes fabriquées en Chine, selon Global Witness. Mais l'implication dans les crimes commis par ces sociétés va plus loin encore. Elles disposaient d'une flotte de camions et d'un hélicoptère destinés à transporter du bois. Des vidéos, visionnées lors du procès de Guus Kouwenhoven aux Pays-Bas, ont montré que ces véhicules ont servi à attaquer des civils, pour le compte des forces de Charles Taylor.
Un message envoyé à ceux qui font du commerce avec des régimes comme celui de Charles Taylor
Guus Kouwenhoven va donc rejoindre, en prison, l'ancien président libérien dont il était très proche. Charles Taylor a été condamné, lui, par la justice internationale, il y a cinq ans, à 50 ans de prison, pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis dans la Sierra Leone voisine.
L’homme d’affaires a toujours nié être un ami de Charles Taylor et avoir importé des armes au Liberia. La justice considère qu'il n'a pas agi pour des motifs politiques ou idéologiques, mais juste par « appât du gain ».
Sa condamnation, expliquent les juges, est un message envoyé à ce genre d'hommes d'affaires qui font du commerce avec des régimes comme celui de Charles Taylor, pour leur dire « qu'ils peuvent se retrouver impliqués dans de graves crimes de guerre ».
Propriétaire des deux plus grosses concessions forestières du Liberia, dont l'une était grande comme la Belgique et représentait près de la moitié de toute la forêt libérienne, l'homme d'affaires néerlandais bénéficiait à l'époque d'un traitement de faveur et de contrats lucratifs, en échange de ses livraisons d'armes. Des armes qui ont servi, explique un communiqué du tribunal, à tuer « des citoyens sans défense durant des années ».
Un bateau quittait le pays avec du bois et ramenait régulièrement des cargaisons d'armes fabriquées en Chine, selon Global Witness. Mais l'implication dans les crimes commis par ces sociétés va plus loin encore. Elles disposaient d'une flotte de camions et d'un hélicoptère destinés à transporter du bois. Des vidéos, visionnées lors du procès de Guus Kouwenhoven aux Pays-Bas, ont montré que ces véhicules ont servi à attaquer des civils, pour le compte des forces de Charles Taylor.
Un message envoyé à ceux qui font du commerce avec des régimes comme celui de Charles Taylor
Guus Kouwenhoven va donc rejoindre, en prison, l'ancien président libérien dont il était très proche. Charles Taylor a été condamné, lui, par la justice internationale, il y a cinq ans, à 50 ans de prison, pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis dans la Sierra Leone voisine.
L’homme d’affaires a toujours nié être un ami de Charles Taylor et avoir importé des armes au Liberia. La justice considère qu'il n'a pas agi pour des motifs politiques ou idéologiques, mais juste par « appât du gain ».
Sa condamnation, expliquent les juges, est un message envoyé à ce genre d'hommes d'affaires qui font du commerce avec des régimes comme celui de Charles Taylor, pour leur dire « qu'ils peuvent se retrouver impliqués dans de graves crimes de guerre ».
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