Malgré la proclamation des résultats, un climat de terreur règne toujours en Ouganda, selon Mwanase Ahmed, de l’organisation est-africaine Jumuiya Ni Yetu : « On sait que 100 personnes ont été présentées hier devant un tribunal de Kampala. D’autres sont détenues. Plusieurs cadres de la Plateforme nationale de l’unité ont été enlevées et restent introuvables. Aujourd’hui, on dénombre environ 1 000 personnes arrêtées et disparues. »
La société civile régionale dénombre également 60 morts depuis l’élection. Une répression qui est l’œuvre des « brigades des ghettos », des milices au service du pouvoir, selon le défenseur des droits de l’homme Cyprian Nyamwamu : « Ils les ont militarisés, ils les ont entraînés et leur ont donné carte blanche pour intimider et effrayer durant le jour du vote. Ce sont eux qui ont arrêté des agents dans les bureaux de vote et les ont faits disparaître. Et le fils de Museveni ne s’en cache pas. Tout est sur ses réseaux sociaux. »
« L’Union africaine choisit la survie des autocrates »
Les organisations de la société civile dénoncent le silence des institutions africaines et régionales sur ces violences. Cornelius Oduor, de la Commission kényane des droits de l’homme, accuse : « En acceptant un résultat de 71,6%, alors que les réseaux ougandais étaient coupés et que la famille de l’opposant Bobi Wine reste détenue, en félicitant Yoweri Museveni, l’Union africaine choisit la survie des autocrates plutôt que la vie de citoyens africains. »
Ce 19 janvier, les présidents de la Somalie, du Rwanda et du Kenya, ont félicité Yoweri Museveni pour sa réélection.
La société civile régionale dénombre également 60 morts depuis l’élection. Une répression qui est l’œuvre des « brigades des ghettos », des milices au service du pouvoir, selon le défenseur des droits de l’homme Cyprian Nyamwamu : « Ils les ont militarisés, ils les ont entraînés et leur ont donné carte blanche pour intimider et effrayer durant le jour du vote. Ce sont eux qui ont arrêté des agents dans les bureaux de vote et les ont faits disparaître. Et le fils de Museveni ne s’en cache pas. Tout est sur ses réseaux sociaux. »
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