DOSSIER EMIGRATION CLANDESTINE: Pourquoi les piroguiers lébou* ne font la traversée suicidaire

A côté des activités énergiques du Frontex, les candidats recalés, beaucoup d’entre eux ont été habités par la déception. Ne pouvant se résigner, ils ont porté plainte contre le passeur ou le commandant de la pirogue. Ainsi, il y a eu beaucoup de tracasseries et d’ennuis dans les villages pêcheurs qui finalement douchent toute envie et la volonté des piroguiers à se faire rapidement de l’argent avec cette aventure périlleuse.



Au retour de son mari, relate, Fatou Ndiaye, habitante de Diouckoul à Rufisque, les problèmes ont continué. Il a été incarcéré à la police pendant près de deux mois à la suite d’une plainte d’un des candidats qui avait versé 300.000 francs et qui voulait récupérer sa mise.
 
 
Nonobstant cette plainte, il y a le fait qu’une loi a été votée à l’Assemblée nationale pour pénaliser les flux migratoires illicites. Les plages d’embarquement sont, ainsi, vigoureusement surveillées par la police et la gendarmerie.
 
D’autres mesures énergétiques ont été prises après la signature d’un accord entre le Sénégal et l’Espagne qui permettra le rapatriement de près 2000 émigrants moyennant une subvention de 20 millions d’euros soit 14 milliards de francs Cfa. Ce qui a fait sortir de leurs gongs les jeunes rapatriés d’Espagne qui ont estimé qu’ils ont été vendus et ont initié des marches de protestation ainsi que le port des brassards rouges.
*Ethnie lébou du Sénégal



Vendredi 24 Avril 2015 - 09:58



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