À la veille de la Journée mondiale du Jollof célébrée ce 22 août, le traditionnel « jollof war » ou la « guerre du jollof » s'embrasent de plus belle au sein de la diaspora ouest-africaine, établis aux Etats unis, ravivant les rivalités culinaires entre le Sénégal, le Nigeria et le Ghana.
En décembre 2021, l'inscription officielle du « Ceebu jën », le plat national sénégalais à base de riz et de poisson sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO, a consacré le Sénégal comme le berceau historique de ce mets ancestral.
Cependant, cette reconnaissance internationale est loin de faire l'unanimité auprès des voisins nigérians et ghanéens, qui refusent de digérer cette décision et continuent de revendiquer la suprématie de leur propre version sur les réseaux sociaux.
En décembre 2021, l'inscription officielle du « Ceebu jën », le plat national sénégalais à base de riz et de poisson sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO, a consacré le Sénégal comme le berceau historique de ce mets ancestral.
Cependant, cette reconnaissance internationale est loin de faire l'unanimité auprès des voisins nigérians et ghanéens, qui refusent de digérer cette décision et continuent de revendiquer la suprématie de leur propre version sur les réseaux sociaux.
Cette ferveur trouve son paroxysme lors du Jollof Festival, un événement itinérant créé en 2017 par un Nigérian qui s'étend désormais à plus de 16 villes à travers les États-Unis et le Royaume-Uni, attirant des milliers de participants.
Lors de la dernière édition qui s’est tenue le 15 août 2026 à Washington, la compétition a couronné pour la troisième année consécutive le chef ghanéen Kafui Attakpah, illustrant la vitalité de ces joutes gastronomiques à l'international.
Lors de la dernière édition qui s’est tenue le 15 août 2026 à Washington, la compétition a couronné pour la troisième année consécutive le chef ghanéen Kafui Attakpah, illustrant la vitalité de ces joutes gastronomiques à l'international.
Derrière ces querelles de voisinage se cachent des choix d'ingrédients bien distincts : le Sénégal reste fidèle au riz brisé en bouillon de poisson et aux légumes du terroir, le Nigeria privilégie le riz étuvé pour son goût fumé, et le Ghana opte pour le basmati ou le jasmin.
Malgré l'intensité de cette compétition et les réticences des pays voisins face à la décision internationale, les représentants sénégalais promeuvent leur art culinaire à travers le monde avec sérénité, incarnés par des tables emblématiques comme le Koité Grill à Silver Spring (Maryland) aux États-Unis, Dakar NOLA en Louisiane, ou encore La Sénégalaise Chez Ya Bigue à Saitama, au Japon.
Pendant que les rivalités s'enflamment autour des différentes versions du plat, la communauté sénégalaise s'attache surtout à partager son patrimoine culinaire avec le sourire. La priorité est de célébrer la richesse de la culture ouest-africaine sans se laisser perturber par la compétition.
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