Ce qu'il faut retenir
► Pour cette journée de grève, les syndicats attendent 500 000 à 700 000 personnes hors de Paris et 40 000 à 80 000 personnes dans la capitale. Mercredi soir, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé mobiliser 70 000 policiers et gendarmes, promettant « une réponse d'une extrême fermeté » aux éventuels « débordements ».
► Les syndicats demandent une revalorisation du Smic, qui n'a pas connu de coup de pouce depuis 2012, une augmentation de l'ensemble des salaires, davantage de justice fiscale, une préservation des services publics, et toujours de meilleures conditions d'études pour les jeunes.
► Entre l'envol des prix des carburants et le projet de budget d'austérité, le pouvoir d'achat est au cœur de la grogne sociale, qui n'a cessé de prendre de l'ampleur depuis la fin de l'été.
À Paris, le tribunal administratif a validé le trajet République-Nation proposé par la préfecture, à la place du parcours Bastille-Concorde souhaité par l’intersyndicale. Les organisateurs appellent désormais à rejoindre le parcours autorisé. À Toulouse, la justice a également confirmé l’interdiction de défiler dans le cœur de la ville : la préfecture assure que son itinéraire alternatif est « le seul applicable », mais l’intersyndicale annonce maintenir son parcours initial. À Lyon, la justice a donné raison à la préfecture sur l’interdiction de manifester dans l’hypercentre. Un accord a en revanche été trouvé à Bordeaux pour un tracé en centre-ville, hors des artères les plus commerçantes.
Ces restrictions interviennent après des manifestations marquées par des violences et des affrontements avec les forces de l’ordre, notamment le 17 octobre. À Toulouse, le juge invoque un « risque élevé » de nouveaux troubles majeurs à l’ordre public.
Les syndicats et plusieurs organisations de défense des libertés dénoncent, de leur côté, des atteintes à la liberté de manifester. « On est dans un moment extrêmement grave avec une dérive autoritaire très dangereuse du gouvernement », a dénoncé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. Le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et la Ligue des droits de l’homme ont, eux aussi, dénoncé une « bascule autoritaire » et saisi le Conseil d’État.
La secrétaire générale de la CGT appelle les Français à manifester en nombre ce jeudi, malgré le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes annoncé par le gouvernement. Sur LCI, Sophie Binet accuse l’exécutif de miser sur une « stratégie de la peur » et dénonce des « mesures liberticides » prises depuis les violences du 17 octobre. « Ce n’est pas par une réponse sécuritaire qu’on va mettre fin aux manifestations, c’est en répondant aux revendications », affirme-t-elle. « Les manifestations vont très bien se passer aujourd'hui. Il faut venir ! », a lancé la secrétaire générale de la CGT.
« Au moins une mobilisation à hauteur de 800 000 personnes, ça sera une belle satisfaction », dit la secrétaire générale de la CFDT sur BFMTV/RMC. « On a des capteurs dans les entreprises, dans différents secteurs d’activité qui nous disent : " On a envie de s’exprimer, on a envie de dire qu’on veut vivre dignement de notre travail."› (…) C’est le message qui sera adressé aujourd’hui à l’État et ça sera aussi le message adressé aux employeurs », ajoute-t-elle, évoquant des « salaires insuffisants dans bon nombre de secteurs », des « dépenses contraintes [qui, NDLR] augmentent » et « la problématique des services publics et la défense des services publics ».
« Ce soir, la balle est dans le camp du gouvernement », dit Marylise Léon, qui exige des « réponses concrètes », notamment sur une augmentation du Smic et « une véritable volonté d’impulser des négociations dans les branches ».
La journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations pour les salaires de ce jeudi 5 novembre va-t-elle faire tourner le pays au ralenti ? Tour d'horizon des principaux impacts attendus, alors que les syndicats, rejoints par les jeunes et les gilets jaunes, appellent secteurs public et privé à se mobiliser.
► Pour cette journée de grève, les syndicats attendent 500 000 à 700 000 personnes hors de Paris et 40 000 à 80 000 personnes dans la capitale. Mercredi soir, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé mobiliser 70 000 policiers et gendarmes, promettant « une réponse d'une extrême fermeté » aux éventuels « débordements ».
► Les syndicats demandent une revalorisation du Smic, qui n'a pas connu de coup de pouce depuis 2012, une augmentation de l'ensemble des salaires, davantage de justice fiscale, une préservation des services publics, et toujours de meilleures conditions d'études pour les jeunes.
► Entre l'envol des prix des carburants et le projet de budget d'austérité, le pouvoir d'achat est au cœur de la grogne sociale, qui n'a cessé de prendre de l'ampleur depuis la fin de l'été.
À Paris, le tribunal administratif a validé le trajet République-Nation proposé par la préfecture, à la place du parcours Bastille-Concorde souhaité par l’intersyndicale. Les organisateurs appellent désormais à rejoindre le parcours autorisé. À Toulouse, la justice a également confirmé l’interdiction de défiler dans le cœur de la ville : la préfecture assure que son itinéraire alternatif est « le seul applicable », mais l’intersyndicale annonce maintenir son parcours initial. À Lyon, la justice a donné raison à la préfecture sur l’interdiction de manifester dans l’hypercentre. Un accord a en revanche été trouvé à Bordeaux pour un tracé en centre-ville, hors des artères les plus commerçantes.
Ces restrictions interviennent après des manifestations marquées par des violences et des affrontements avec les forces de l’ordre, notamment le 17 octobre. À Toulouse, le juge invoque un « risque élevé » de nouveaux troubles majeurs à l’ordre public.
Les syndicats et plusieurs organisations de défense des libertés dénoncent, de leur côté, des atteintes à la liberté de manifester. « On est dans un moment extrêmement grave avec une dérive autoritaire très dangereuse du gouvernement », a dénoncé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. Le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et la Ligue des droits de l’homme ont, eux aussi, dénoncé une « bascule autoritaire » et saisi le Conseil d’État.
La secrétaire générale de la CGT appelle les Français à manifester en nombre ce jeudi, malgré le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes annoncé par le gouvernement. Sur LCI, Sophie Binet accuse l’exécutif de miser sur une « stratégie de la peur » et dénonce des « mesures liberticides » prises depuis les violences du 17 octobre. « Ce n’est pas par une réponse sécuritaire qu’on va mettre fin aux manifestations, c’est en répondant aux revendications », affirme-t-elle. « Les manifestations vont très bien se passer aujourd'hui. Il faut venir ! », a lancé la secrétaire générale de la CGT.
« Au moins une mobilisation à hauteur de 800 000 personnes, ça sera une belle satisfaction », dit la secrétaire générale de la CFDT sur BFMTV/RMC. « On a des capteurs dans les entreprises, dans différents secteurs d’activité qui nous disent : " On a envie de s’exprimer, on a envie de dire qu’on veut vivre dignement de notre travail."› (…) C’est le message qui sera adressé aujourd’hui à l’État et ça sera aussi le message adressé aux employeurs », ajoute-t-elle, évoquant des « salaires insuffisants dans bon nombre de secteurs », des « dépenses contraintes [qui, NDLR] augmentent » et « la problématique des services publics et la défense des services publics ».
« Ce soir, la balle est dans le camp du gouvernement », dit Marylise Léon, qui exige des « réponses concrètes », notamment sur une augmentation du Smic et « une véritable volonté d’impulser des négociations dans les branches ».
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