Au Burkina Faso, quelques jours après l’interdiction d’exportation du bétail, la brigade de contrôle et de répression de la fraude procède à sa première saisie de plusieurs camions de bétail. Ces cargaisons étaient en route pour des pays voisins, en violation de l’interdiction d’exportation en vigueur. Un coup dur pour les commerçants et les éleveurs, confrontés à la contrainte du remboursement des dettes contractées auprès des banques.
Moins d'une semaine après l'officialisation de cette mesure d'interdiction, le 8 mai 2026 par trois ministères du Burkina Faso, les agents de la brigade de contrôle des fraudes ont conduit une première opération coup de poing : une dizaine de camions tentant de sortir fabuleusement du pays ont été saisis. Les cargaisons, selon la brigade, « étaient en route pour les pays voisins », la Côte d'Ivoire principalement, selon d'autres sources à Ouagadougou.
Le circuit pour approvisionner ces pays voisins reste difficile : le bétail est conduit par des pistes pour éviter les groupes armés et, une fois en zone sécurisée, des camions les transportent vers les marchés.
Éleveurs et commerçants se disent impuissants face à cette mesure d’interdiction. Elle impacte de façon négative leurs activités. Ils disent réaliser de meilleurs profits en vendant à l'étranger. Les acheteurs ne se bousculent pas sur nos marchés intérieurs, confie l'un d’eux.
Des dettes à rembourser
Autre source d'inquiétude, plusieurs de ces éleveurs - exportateurs disent avoir contracté d'importants crédits, misant sur les ventes hors du Burkina Faso pour rembourser leurs dettes.
Pour le gouvernement, la mesure vise simplement à éviter la pénurie et à assurer l'approvisionnement du marché local. Selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et de la démographie, les exportations burkinabè de bovins vivants sont passées de 426,3 tonnes en 2020 à 5 273 tonnes en 2024.
Moins d'une semaine après l'officialisation de cette mesure d'interdiction, le 8 mai 2026 par trois ministères du Burkina Faso, les agents de la brigade de contrôle des fraudes ont conduit une première opération coup de poing : une dizaine de camions tentant de sortir fabuleusement du pays ont été saisis. Les cargaisons, selon la brigade, « étaient en route pour les pays voisins », la Côte d'Ivoire principalement, selon d'autres sources à Ouagadougou.
Le circuit pour approvisionner ces pays voisins reste difficile : le bétail est conduit par des pistes pour éviter les groupes armés et, une fois en zone sécurisée, des camions les transportent vers les marchés.
Éleveurs et commerçants se disent impuissants face à cette mesure d’interdiction. Elle impacte de façon négative leurs activités. Ils disent réaliser de meilleurs profits en vendant à l'étranger. Les acheteurs ne se bousculent pas sur nos marchés intérieurs, confie l'un d’eux.
Des dettes à rembourser
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