Eastleigh, c’est l’une des plaques tournantes du khat dans la région. Sauf que les ruelles animées où les commerçants criaient leurs prix aux passants sont désormais silencieuses. Un changement lié à l’arrivée du coronavirus et au confinement du quartier, aujourd’hui entouré de barrages policiers filtrant.
Éric Mtembei est un petit revendeur de rue, il explique que le khat est cultivé dans la région de Meru, dans le centre du Kenya : « La plante est achetée par des grossistes qui l’apportent ici en voiture pour le revendre. L’instauration du couvre-feu a porté un premier coup au secteur, car une partie des clients venaient acheter le soir. Le confinement est venu s’ajouter, faisant monter les prix, car les cargaisons mettent plus de temps à arriver à cause des barrages. Des barrières installées d’abord autour de Nairobi, puis autour d’Eastleigh. » Éric Mtembei doit donc revendre plus cher.
Plus loin Morice Mwenda est un commerçant de taille respectable. Lui aussi subit la crise de plein fouet : « À cause du confinement, les clients habitant dans d’autres quartiers, ne peuvent plus venir se fournir à Eastleigh. Autre mesure qui a torpillé le secteur : l’arrêt des liaisons aériennes, qui rend désormais impossible toute exportation notamment vers la Somalie, grande consommatrice de khat, ou même vers l’Europe. »
Les commerçants disent comprendre que le gouvernement cherche à stopper le virus. Mais ils reprochent au pouvoir des décisions brutales, prises du jour au lendemain, empêchant ainsi la filière de s’organiser.
Éric Mtembei est un petit revendeur de rue, il explique que le khat est cultivé dans la région de Meru, dans le centre du Kenya : « La plante est achetée par des grossistes qui l’apportent ici en voiture pour le revendre. L’instauration du couvre-feu a porté un premier coup au secteur, car une partie des clients venaient acheter le soir. Le confinement est venu s’ajouter, faisant monter les prix, car les cargaisons mettent plus de temps à arriver à cause des barrages. Des barrières installées d’abord autour de Nairobi, puis autour d’Eastleigh. » Éric Mtembei doit donc revendre plus cher.
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