Jamais les ADF n'avaient attaqué aussi près de Mambasa-centre », s'inquiète la société civile. L'offensive a eu lieu vers 23h00 dimanche 5 avril. Les ADF sont arrivés par le nord et sont entrés dans l'agglomération. Plusieurs maisons ont été incendiées, des commerces ont été pillés. Il n'y a pas encore de bilan humain, mais les ADF ont pris plusieurs otages « pour transporter les biens qu'ils avaient pillés », affirme la société civile.
Lundi 6 avril, la cité de Mambasa était à l'arrêt. Commerces et écoles étaient fermés. « La population est terrorisée », témoigne Julien Paluku, de la Société civile nouvelle. « Les agriculteurs n'osent plus aller aux champs et certains habitants pensent déjà à quitter la cité », ajoute-t-il.
Cette attaque n'est que la dernière en date du groupe djihadiste dans le territoire de Mambasa où elles se sont multipliées depuis un mois. Avant de s'en prendre à Mambasa-centre, les ADF ont en effet attaqué le site minier de Muchacha à la mi-mars, puis les localités de Mutshanga, Babugwe et Bafwakoa, faisant à chaque fois des dizaines de morts et provoquant d'importants déplacements de population.
Il y a huit jours, environ 15 000 civils s'étaient ainsi réfugiés à Mambasa-centre où se trouve une position de l'armée. Celle-ci affirme d'ailleurs avoir répliqué à l'attaque de la nuit de dimanche à lundi et avoir neutralisés cinq combattants ADF.
Selon le chercheur à l'institut Ebuteli Ildefonse Bwakyaniakazi, le groupe djihadiste a profité de l’absence de forces de sécurité dans le territoire de Mambasa pour s'y étendre et passer à l'offensive, une situation qui inquiète à Kinshasa. Lors du dernier conseil des ministres, vendredi 3 avril, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Guy Kabombo est ainsi revenu sur le sujet, assurant que les Forces armées congolaises s’employaient à neutraliser cette violence terroriste dans le territoire de Mambasa.
Lundi 6 avril, la cité de Mambasa était à l'arrêt. Commerces et écoles étaient fermés. « La population est terrorisée », témoigne Julien Paluku, de la Société civile nouvelle. « Les agriculteurs n'osent plus aller aux champs et certains habitants pensent déjà à quitter la cité », ajoute-t-il.
Cette attaque n'est que la dernière en date du groupe djihadiste dans le territoire de Mambasa où elles se sont multipliées depuis un mois. Avant de s'en prendre à Mambasa-centre, les ADF ont en effet attaqué le site minier de Muchacha à la mi-mars, puis les localités de Mutshanga, Babugwe et Bafwakoa, faisant à chaque fois des dizaines de morts et provoquant d'importants déplacements de population.
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