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Le Burkina Faso rejette un rapport de HRW accusant son armée d'avoir tué 1255 civils depuis 2023

Le gouvernement du Burkina Faso a rejeté et qualifié de « faux » un rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW) qui accuse l'armée burkinabè et ses supplétifs civils d'avoir tué deux fois plus de civils que les jihadistes depuis 2023, a-t-il déclaré dans un communiqué ce 5 avril 2026.



Le gouvernement du Burkina Faso répond avec virulence à l’enquête de Human Rights Watch (HRW). La semaine précédente, l’ONG internationale publiait son rapport « Personne ne pourra s’échapper » qui documente deux ans d’exactions envers des civils qui ont accompagné la lutte anti-terroriste au Faso.
 
Les résultats de HRW décomptent 1 800 civils morts ces deux dernières années, dont la grande majorité tués par les forces de sécurité burkinabè et leurs supplétifs civils, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
 
« Un faux rapport » et « un tissu de conjectures et d’allégations graves infondées », répond Ouagadougou, qui évoque aussi « une ONG déconnectée des réalités », « un torchon condensé de haine viscérale », « une manœuvre pour fragiliser les efforts du digne peuple burkinabè ». Autant de qualificatifs utilisés par le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo pour décrédibiliser le récent rapport de Human Rights Watch.
 
« Forces des ténèbres, néocoloniale, impérialistes, sponsors du terrorisme au Sahel »
Dans cette enquête, Ouagadougou voit des « insuffisances méthodologiques, des approximations et des raccourcis, avec un objectif : diaboliser les patriotes burkinabè ».
 
En réponse à l’organisation – qui accuse les forces burkinabè d’avoir tué depuis 2023 plus de 65 % des victimes civiles de la guerre contre le terrorisme – le gouvernement « souligne que ses combattants se sont toujours battus avec professionnalisme, leur engagement fondé sur la préservation de la vie ».
 
Ouagadougou remet donc totalement en cause les 300 pages d’enquête de HRW, sans pour autant préciser les points jugés comme mensongers, et préfère assimiler l’ONG à des « forces des ténèbres, néocoloniales, impérialistes, sponsors du terrorisme au Sahel », allant même la qualifier de « commanditaire, voire exécutante des massacres et des viols à travers ses mercenaires qui appuient les terroristes ».
 
Pour terminer, le gouvernement du Faso « se réserve le droit de prendre les mesures fermes » contre ce qu’il nomme « les officines impérialistes déguisées en ONG ».
 
HRW dit s'être appuyée sur des sources ouvertes et avoir interrogé plus de 450 personnes à distance et physiquement au Burkina Faso, au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Ghana et au Mali afin de documenter ces « exactions ».

RFI

Lundi 6 Avril 2026 - 15:29


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