Jean Leonard Teganya a réussi à fuir le Rwanda à la fin du génocide de 1994. Congo, Kenya, Inde... c’est finalement au Canada qu’il demande l’asile, cinq ans plus tard.
Il se présente comme un survivant. Mais une très longue enquête conclut au contraire qu’il a contribué au génocide contre les Tutsis, qu’il dénonçait aux soldats hutus dans l’hôpital où il étudiait. Condamné à quitter le Canada, il disparaît, puis est finalement interpellé aux États-Unis en 2014.
Mis en cause personnellement
Il y réclame de nouveau l’asile, mais son histoire ne tient toujours pas. Lors de son procès, où les témoins se succèdent, il sera même établi qu’il aurait participé personnellement aux meurtres de sept Tutsis et à cinq viols. Malgré tout, c’est bien à cause de son seul mensonge auprès des autorités américaines qu’il est condamné.
Les procureurs demandaient une peine de vingt ans qui aurait implicitement tenu compte des atrocités commises au Rwanda mais le juge a choisi de pénaliser seulement l’infraction reconnue par son tribunal. Huit ans d’emprisonnement donc, avant d’être peut-être contraint de se présenter devant les juges de son pays, cette fois pour des crimes bien plus lourds.
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