Sur la transversale numéro 3, les jets de pierre des manifestants fusent contre les gaz lacrymogènes des forces de l'ordre sous le regard hébété des habitants du quartier. « Ce que nous voyons dans notre pays aujourd’hui, ça nous inquiète vraiment beaucoup, témoigne l’un d’eux. On ne croyait pas que cela puisse arriver en Guinée ».
En moins d'une heure, le large dispositif policier repousse les manifestants jusqu'au carrefour Cosa, l'un des fiefs de l'opposition. Devant le marché, et avant de fuir les pierres lancées par la police, une étudiante s'inquiète de la situation délétère. « Si il y a la pagaille dans le pays, on ne peut pas étudier ! Les mamans ne vont plus pouvoir sortir pour chercher de l’argent, comment on va manger ? », questionne-t-elle.
Depuis les élections communales du 4 février, l'opposition conteste toujours les résultats, explique l'un des sympathisants. « Nous contestons ce qui est sorti et nous voulons le vrai résultat et pas celui qui a été donné, parce que c’est de la magouille ».
En meeting devant ses militants, le leader de l'UFDG Cellou Dalein Diallo, n'entend pas baisser les bras. « Ce combat, nous le continuerons jusqu’à la victoire, a-t-il déclaré. Soyez encore mobilisés, nous n’avons pas raison d’abandonner étant donné que beaucoup sont déjà morts ».
Selon l'opposition, plus de 90 personnes ont été tuées pendant les manifestations depuis 2011.
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