Pour avoir eu le malheur de se montrer trop virulent avec le régime en place à Ouagadougou sur les réseaux sociaux, le musicologue Sosthène Yaméogo a à son tour disparu depuis le week-end dernier au Burkina Faso.
Âgé de 62 ans, cet ex-enseignant à l'université Joseph Ki-Zerbo réputé pour ses connaissances musicales et pour avoir été l'un des principaux animateurs de l'orchestre de l'université de la capitale burkinabè n'affiche pourtant pas vraiment le profil d'un farouche opposant politique.
À ce stade, son seul fait d'arme connu est un contentieux survenu ces derniers mois avec l'administration burkinabè pour faire valoir ses droits à la retraite : à la suite d'une assignation de son employeur devant la justice qui n'a rien donné, Sosthène Yaméogo a alors déversé sa colère sur les réseaux sociaux, s'en prenant à la junte au pouvoir en des termes véhéments.
Il n'en a dès lors pas fallu plus pour que l'appareil répressif burkinabè se mette en branle : après quelques rondes de repérage menées par un pick-up blanc autour du domicile du musicien à Ouaga 2000, un commando s'est rendu chez lui à 06h00 du matin samedi 31 janvier, fracturant sa porte et l'embarquant manu militari.
Depuis, sa femme et ses proches sont sans nouvelles et ne savent pas où celui-ci est retenu, ni pour quel motif.
Âgé de 62 ans, cet ex-enseignant à l'université Joseph Ki-Zerbo réputé pour ses connaissances musicales et pour avoir été l'un des principaux animateurs de l'orchestre de l'université de la capitale burkinabè n'affiche pourtant pas vraiment le profil d'un farouche opposant politique.
À ce stade, son seul fait d'arme connu est un contentieux survenu ces derniers mois avec l'administration burkinabè pour faire valoir ses droits à la retraite : à la suite d'une assignation de son employeur devant la justice qui n'a rien donné, Sosthène Yaméogo a alors déversé sa colère sur les réseaux sociaux, s'en prenant à la junte au pouvoir en des termes véhéments.
Il n'en a dès lors pas fallu plus pour que l'appareil répressif burkinabè se mette en branle : après quelques rondes de repérage menées par un pick-up blanc autour du domicile du musicien à Ouaga 2000, un commando s'est rendu chez lui à 06h00 du matin samedi 31 janvier, fracturant sa porte et l'embarquant manu militari.
Depuis, sa femme et ses proches sont sans nouvelles et ne savent pas où celui-ci est retenu, ni pour quel motif.
Autres articles
-
Justice : la CEDEAO soutient l'aide juridique gratuite pour les détenus au Nigeria
-
Guinée: 10 ans de prison et 5 millions d’euros d’amende requis en appel contre un ex-ministre de la Défense
-
Santé : la CEDEAO livre un complexe de maternité et de pédiatrie en Guinée-Bissau
-
Nord-ouest de la Côte d’Ivoire: ce que révèle l’enquête sur un accident de la route ayant fait 39 morts
-
Ebola: l'agence sanitaire de l'UA appelle les États-Unis à lever ses restrictions de voyage visant l'Ouganda





Justice : la CEDEAO soutient l'aide juridique gratuite pour les détenus au Nigeria


