À la mi-mai, en plein milieu de la deuxième vague meurtrière de Covid-19, le quotidien en hindi Dainik Bhaskar, le plus lu du pays, révèle que des dizaines de milliers de décès du coronavirus n’auraient pas été rapportés par les autorités dans l’État du Gujarat. Au même moment, son édition de l’Uttar Pradesh rapporte une autre hécatombe, en montrant des centaines de corps qui flottent dans le Gange.
Deux mois après, les services fiscaux débarquent dans 30 rédactions du journal, accusant ses propriétaires d’évasion fiscale. Le nom du groupe était apparu en 2016 dans les « Panama Papers ».
« C’est une tentative d’intimidation des médias »
Une autre chaîne de télévision, qui a réalisé des enquêtes similaires dans l’Uttar Pradesh, est également visé. Pour Vinay Kumar, le secrétaire général du club de la presse indienne, ceci n’est pas une coïncidence : « Le moment choisi pour conduire cette descente montre bien que c’est une tentative d’intimidation des médias qui osent s’élever contre le gouvernement. Nous vivons dans un état d’urgence non déclaré ; le gouvernement dit qu’il respecte les droits démocratiques, mais sur le terrain, il porte atteinte à la liberté d’expression par ces tactiques d’intimidation. »
Le groupe Dainik Bhaskar est également présent dans les secteurs de l’énergie et le textile, mais la police n’a fait de descente que dans les bureaux du journal.
Deux mois après, les services fiscaux débarquent dans 30 rédactions du journal, accusant ses propriétaires d’évasion fiscale. Le nom du groupe était apparu en 2016 dans les « Panama Papers ».
« C’est une tentative d’intimidation des médias »
Une autre chaîne de télévision, qui a réalisé des enquêtes similaires dans l’Uttar Pradesh, est également visé. Pour Vinay Kumar, le secrétaire général du club de la presse indienne, ceci n’est pas une coïncidence : « Le moment choisi pour conduire cette descente montre bien que c’est une tentative d’intimidation des médias qui osent s’élever contre le gouvernement. Nous vivons dans un état d’urgence non déclaré ; le gouvernement dit qu’il respecte les droits démocratiques, mais sur le terrain, il porte atteinte à la liberté d’expression par ces tactiques d’intimidation. »
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