En Gambie, on sait que quelqu'un a voté lorsqu’un son de cloche retentit, déclenché par le dépôt d'une bille dans le bidon du candidat choisi. Un son et un système qui pourrait bientôt disparaître, selon le président de la Commission électorale Alieu Momar Njie : « On n'a pas les moyens de continuer avec ce système électoral. Parce que, avec cette liberté retrouvée, tout le monde va vouloir être candidat. Pour les élections locales, on parle de 500 à 600 candidats. On doit fabriquer un bidon pour chacun : techniquement ce n'est pas possible ! »
Troquer ce système unique au monde contre des bulletins en papiers, les électeurs gambiens ne savent pas trop quoi en penser. « On a l'habitude des billes et je pense que c'est très bien », commente un homme, tandis qu’un autre s’interroge : « Ce qu'on a aujourd'hui, je pense que ça nous suffit. Dans les zones rurales, comment ils vont apprendre à utiliser les bulletins ? » Mais d’autres estiment que c’est un pas vers la modernité : « La plupart des pays utilisent les bulletins. Je pense que ce n'est pas une mauvaise chose d'essayer un nouveau système. »
Le système de billes a pourtant fait ses preuves, encore dernièrement lors des élections législatives. Pour Ismaila Ceesay, professeur de sciences politiques à l'Université de Gambie, avant de tout changer, il faut être très prudent : « Bien sûr, tous les pays veulent améliorer leur système électoral. Mais je pense qu'avant de faire ça, la Commission électorale doit faire une longue enquête. Parce qu'on ne veut pas abandonner quelque chose qui marche bien et adopter quelque chose qui nous causera plus tard des problèmes parce qu'on a pas la logistique, qu'on est pas prêt, qu'on a pas l'habitude. Tout ça doit être pris en considération pour voir qu'est-ce qui correspond à la réalité gambienne. »
La Commission électorale envisage de changer de système d'ici avril 2018, date des prochaines élections locales.
Troquer ce système unique au monde contre des bulletins en papiers, les électeurs gambiens ne savent pas trop quoi en penser. « On a l'habitude des billes et je pense que c'est très bien », commente un homme, tandis qu’un autre s’interroge : « Ce qu'on a aujourd'hui, je pense que ça nous suffit. Dans les zones rurales, comment ils vont apprendre à utiliser les bulletins ? » Mais d’autres estiment que c’est un pas vers la modernité : « La plupart des pays utilisent les bulletins. Je pense que ce n'est pas une mauvaise chose d'essayer un nouveau système. »
Le système de billes a pourtant fait ses preuves, encore dernièrement lors des élections législatives. Pour Ismaila Ceesay, professeur de sciences politiques à l'Université de Gambie, avant de tout changer, il faut être très prudent : « Bien sûr, tous les pays veulent améliorer leur système électoral. Mais je pense qu'avant de faire ça, la Commission électorale doit faire une longue enquête. Parce qu'on ne veut pas abandonner quelque chose qui marche bien et adopter quelque chose qui nous causera plus tard des problèmes parce qu'on a pas la logistique, qu'on est pas prêt, qu'on a pas l'habitude. Tout ça doit être pris en considération pour voir qu'est-ce qui correspond à la réalité gambienne. »
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