République autoproclamée comme « État indépendant et souverain » depuis sa sécession en 1991 de la Somalie, provoquant la colère de Mogadiscio, qui revendique toujours son contrôle sur le territoire.
Tant les autorités que la population somalilandaises espèrent que cette avancée diplomatique historique poussera d'autres pays, à commencer par les États-Unis, à légitimer à leur tour leur existence. « Nous sommes prêts à accorder des exclusivités (minières) aux États-Unis. Nous sommes également ouverts à l'idée d'offrir des bases militaires aux États-Unis », a fait savoir le ministre de la présidence, Khadar Hussein Abdi.
Des sols riches en minerais stratégiques
D'après le ministère de l'Énergie et des Minerais somalilandais, les sols du pays regorgent de lithium, de tantale, de niobium, ou encore de coltan, des minerais stratégiques, même si les études manquent encore pour déterminer en quelles quantités. Le président somalilandais Abdirahman Mohamed Abdullahi, surnommé « Irro », avait déjà ouvertement envisagé ces dernières semaines d'accorder à Israël un accès privilégié à ses ressources minières. « Nous pensons que nous nous mettrons d'accord sur quelque chose avec les États-Unis », a poursuivi Khadar Hussein Abdi lors d'un entretien réalisé samedi après-midi dans son bureau du palais présidentiel.
Washington dispose déjà d'une base navale à Djibouti, pays voisin du Somaliland. Les deux pays se trouvent à l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, entre la mer Rouge et le golfe d'Aden, l'une des routes commerciales les plus fréquentées du monde, reliant l'océan Indien au canal de Suez.
Rapprochement stratégique avec Israël
Questionné sur l'octroi d'une base militaire à Israël sur son sol, le ministre de la présidence a répondu « ne rien exclure » dans le cadre d'un « partenariat stratégique entre les deux pays », qui sera « bientôt » signé en Israël.
Les analystes régionaux estiment que ce rapprochement avec le Somaliland est pour beaucoup lié à sa position avantageuse, face au Yémen, où les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont mené de nombreuses attaques contre Israël depuis le début de la guerre à Gaza. Hargeisa avait initialement qualifié d'« allégation sans fondement » l'attribution éventuelle d'une base militaire à Israël.
Cette base, si elle devait être avalisée, aurait un puissant impact sécuritaire pour un pays jusqu'ici plutôt sûr, alors que la reconnaissance israélienne a suscité des menaces de la part des Houtis et des islamistes shebab, liés à al-Qaïda, qui mènent une guerre contre le fragile État somalien depuis 20 ans.
Tant les autorités que la population somalilandaises espèrent que cette avancée diplomatique historique poussera d'autres pays, à commencer par les États-Unis, à légitimer à leur tour leur existence. « Nous sommes prêts à accorder des exclusivités (minières) aux États-Unis. Nous sommes également ouverts à l'idée d'offrir des bases militaires aux États-Unis », a fait savoir le ministre de la présidence, Khadar Hussein Abdi.
Des sols riches en minerais stratégiques
D'après le ministère de l'Énergie et des Minerais somalilandais, les sols du pays regorgent de lithium, de tantale, de niobium, ou encore de coltan, des minerais stratégiques, même si les études manquent encore pour déterminer en quelles quantités. Le président somalilandais Abdirahman Mohamed Abdullahi, surnommé « Irro », avait déjà ouvertement envisagé ces dernières semaines d'accorder à Israël un accès privilégié à ses ressources minières. « Nous pensons que nous nous mettrons d'accord sur quelque chose avec les États-Unis », a poursuivi Khadar Hussein Abdi lors d'un entretien réalisé samedi après-midi dans son bureau du palais présidentiel.
Washington dispose déjà d'une base navale à Djibouti, pays voisin du Somaliland. Les deux pays se trouvent à l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, entre la mer Rouge et le golfe d'Aden, l'une des routes commerciales les plus fréquentées du monde, reliant l'océan Indien au canal de Suez.
Rapprochement stratégique avec Israël
Questionné sur l'octroi d'une base militaire à Israël sur son sol, le ministre de la présidence a répondu « ne rien exclure » dans le cadre d'un « partenariat stratégique entre les deux pays », qui sera « bientôt » signé en Israël.
Les analystes régionaux estiment que ce rapprochement avec le Somaliland est pour beaucoup lié à sa position avantageuse, face au Yémen, où les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont mené de nombreuses attaques contre Israël depuis le début de la guerre à Gaza. Hargeisa avait initialement qualifié d'« allégation sans fondement » l'attribution éventuelle d'une base militaire à Israël.
Cette base, si elle devait être avalisée, aurait un puissant impact sécuritaire pour un pays jusqu'ici plutôt sûr, alors que la reconnaissance israélienne a suscité des menaces de la part des Houtis et des islamistes shebab, liés à al-Qaïda, qui mènent une guerre contre le fragile État somalien depuis 20 ans.
Autres articles
-
L'Éthiopie devient la vitrine grandeur réelle de la mobilité électrique «made in China»
-
AGambie: le gouvernement s'inquiète du départ de certains de ses ressortissants vers des conflits armés
-
RDC: après une alerte du FMI, Félix Tshisekedi lance un audit sur la rémunération des fonctionnaires
-
La compagnie aérienne Air Côte d'Ivoire victime d'une cyberattaque
-
Tchad: quatre militaires tués lors d'affrontements dans le nord du pays




L'Éthiopie devient la vitrine grandeur réelle de la mobilité électrique «made in China»


