C'est un membre des milices civiles qui a signalé le kidnapping de samedi. D'après des témoignages recueillis par l'AFP sur place, ce type d'enlèvements est fréquent dans cette localité, située à moins de dix kilomètres de Chibok.
Les éleveurs peuls, par crainte de représailles, n'alertent pas les autorités. Ils s'acquittent à chaque fois de la rançon exigée par les insurgés, le plus souvent des vaches, c'est ce qu'a indiqué un membre de l'association Macban qui fédère les organisations d'éleveurs peuls. L'enlèvement, selon des témoins, a visé des femmes âgées entre quinze et trente ans. Elles ont été capturées à la mi-journée alors que leurs époux faisaient paître leur bétail dans la brousse.
« Un pays sans gouvernement »
Pour l'opposition, cet enlèvement à proximité de Chibok, où les lycéennes ont été enlevées il y a deux mois, vient confirmer l'incompétence des forces armées nigérianes. « Le fait que Boko Haram ait pu conduire un nouvel enlèvement sur la zone de Chibok montre que l'armée n'a tiré aucun enseignement des derniers incidents », a déploré Lai Mohammed, le porte-parole de l'APC, (All Progressives Congress).
Ce dernier enlèvement, selon le porte-parole de la principale plateforme de l'opposition du Nigeria, est « insupportable et embarrassant, Boko Haram, en agissant selon les mêmes méthodes et sur les mêmes lieux, nargue le gouvernement, en lui disant, vous ne pouvez pas nous attraper, et donne du Nigeria l'image d'un pays qui n'a plus de gouvernement en place ».
Source : Rfi.fr
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