Selon l'ONU, environ 500 hommes armés ont attaqué samedi la localité de Masteri, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale provinciale d'El Geneina. Bilan : plus de 60 personnes tuées, en majorité issues de la communauté massalit. Des maisons et le marché local ont également été pillés et brûlés.
Depuis plusieurs jours, les violences ethniques meurtrières se multiplient dans la région. Et vendredi, au moins 20 paysans ont été tués au Darfour Sud.
En réaction ce dimanche, le Premier ministre Abdallah Hamdok a promis dans un communiqué « qu'une force conjointe de sécurité, mêlant police et armée, sera déployée dans les cinq États du Darfour pour assurer la sécurité des citoyens et protéger la saison agricole » qui dure de juillet à novembre.
Ces dernières années, le conflit entre arabes et non arabes a baissé en intensité au Darfour mais la question des terres reste sensible. Et ces tensions risquent encore d'entraver les tentatives de négociations pour un accord de paix entre Khartoum et les différents groupes rebelles, dont ceux du Darfour.
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