Sous le soleil brûlant de l'est sénégalais, des milliers d'hectares défient la poussière. Cette année, le cœur n'est pas tout à fait à la fête dans les bananeraies. Si la région de Tambacounda demeure le poumon vert de la banane sénégalaise, les producteurs traversent une zone de turbulences.
Pourtant, les chiffres donnent le tournis quand les conditions sont réunies. Tahirou Diallo, exploitant local, ne cache pas la rentabilité théorique de l'« or jaune ». « Pour un hectare, nous vendons un chiffre d'affaires de 13 millions à 14 millions de FCFA », explique-t-il. L'année dernière, ses 2 hectares en production (sur un total de 5) avaient tenu toutes leurs promesses, générant des revenus solides sur l'ensemble de la campagne.
Mais l'agriculture est un métier de cycles et d'aléas. Cette année, le sourire s'est un peu crispé. « Je me suis confronté à des difficultés qui ont beaucoup fait reculer la banane, des problèmes qui ne m'ont pas permis de bien entretenir les plantations », confie l'agriculteur. Le constat est amer, cette saison ne pourra égaler les records de la précédente.
Au-delà des aléas climatiques ou personnels, c'est la structure même des coûts qui pèse sur les producteurs de Tambacounda. Interrogé sur la domination de la banane importée, notamment celle de Côte d'Ivoire, M. Diallo pointe du doigt un déficit de moyens financiers pour atteindre les standards internationaux.
« Les bananes qui viennent de la Côte d'Ivoire sont des bananes de qualité. Ici, pour obtenir une telle qualité, il faut beaucoup de moyens : de l'engrais, beaucoup d'eau, ce qui implique des frais de carburant élevés et de la fumure organique en quantité ».
Faute de trésorerie ou de subventions suffisantes pour l'entretien, la banane locale peine parfois à rivaliser visuellement et qualitativement avec celles provenant de la Côte d'Ivoire, soutenues par des infrastructures de production intensives.
Face à cette situation, les producteurs s'organisent. Membre d'un groupement en coopérative, Tahirou Diallo plaide pour une valorisation de la souveraineté alimentaire. L'année dernière, un bras de fer avait d'ailleurs eu lieu pour limiter les importations.
« On avait même arrêté, temporairement, d'importer la banane pour valoriser celle produite ici », rappelle-t-il. Pour ces acteurs de terrain, la solution est double : un soutien accru aux intrants (engrais et énergie) pour monter en gamme, et une régulation du marché pour laisser à la banane de Tambacounda l'espace nécessaire pour s'imposer sur les étals dakarois.
À Gouloumbou, l'espoir demeure. Les producteurs savent que la terre est généreuse. Il ne manque plus que les moyens de leurs ambitions pour que la banane locale reprenne sa couronne.
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Mais l'agriculture est un métier de cycles et d'aléas. Cette année, le sourire s'est un peu crispé. « Je me suis confronté à des difficultés qui ont beaucoup fait reculer la banane, des problèmes qui ne m'ont pas permis de bien entretenir les plantations », confie l'agriculteur. Le constat est amer, cette saison ne pourra égaler les records de la précédente.
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