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RDC, Jean-Marc Kabund poussé vers la sortie…



Le premier vice-président de l’Assemblée nationale congolaise va-t-il démissionner, comme il l’a annoncé en fin de semaine dernière ?
 
Oui, pointe le site d’information 7 sur 7 pour lequel « Jean-Marc Kabund est de plus en plus isolé au sein de sa famille politique, l’UDPS, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social. » Hier, note le site, « les députés provinciaux de l’UDPS ont dit prendre acte de la décision de démission de Jean-Marc Kabund. Et ils appellent les élus nationaux à démarrer le processus de son remplacement à ce poste. »
 
Non, affirme pour sa part l’entourage de Jean-Marc Kabund, il ne démissionnera pas. C’est ce que clame haut et fort notamment son chef de cabinet, Emmanuelli Kahaya, dont les propos sont rapportés par Cas-Info : « la voix du peuple triomphe toujours ; la démission n’aura plus lieu, affirme-t-il. Le Président Jean-Marc Kabund a tout compris. Une page de l’histoire est irrésistiblement tournée. »
 
« Brimades et humiliations »
Alors qu’a compris Jean-Marc Kabund et que faut-il comprendre ? Le site spécialisé sur la RDC, Afrikarabia, reprend la chronologie de l’affaire… Tout est parti la semaine dernière d’une vidéo, qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, une vidéo qui montre des policiers de la garde rapprochée de Jean-Marc Kabund interpeller violemment un soldat de la garde présidentielle qui roulait à contre-sens. Le lendemain, le domicile du chef de l’UDPS est victime d’une expédition punitive de la garde présidentielle, qui saccage sa luxueuse villa. Là encore, les images sont largement relayées sur la toile, suscitant l’indignation des militants du parti, mais laissant étrangement muet le président de l’Assemblée nationale, les caciques du parti, le gouvernement, et surtout… le président de la République. La réaction de Jean-Marc Kabund ne se fait pas attendre après l’incident. Sur son compte Twitter, le patron de l’UDPS dénonce « les 'brimades' et les 'humiliations' et annonce sa démission de Premier vice-président de l’Assemblée nationale. » Démission qui n’a finalement pas été déposée officiellement au bureau de l’Assemblée…
 
Disgrâce ?
Alors, démission ou pas, ce qui est sûr, pointe Jeune Afrique , c’est que « la disgrâce de Jean-Marc Kabund semble, jour après jour, se confirmer »
 
Selon le site panafricain, « Félix Tshisekedi, le chef de l’État, serait furieux du comportement 'digne d’un vice-président de la République' de Kabund. Et il aurait personnellement ordonné que celui à qui il avait confié la présidence intérimaire de l’UDPS dans la foulée de son élection à la tête du pays, soit mis à l’écart de ses fonctions +en douceur+. Une décision qui se heurte pour le moment à l’hostilité des députés du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila qui ont rallié l’Union sacrée et dont les intérêts étaient jusque-là préservés par Jean-Marc Kabund. »
 
Jeune Afrique précise encore que « peu populaire dans l’entourage du chef de l’État, Kabund était en délicatesse dans les rangs du parti, après qu’il avait tenté d’en affaiblir plusieurs caciques comme Peter Kazadi, Victor Wakenda, Jacquemain Shabani ou encore Paul Tshilumbu. Tous continuent de contester sa gestion. Par ailleurs, Kabund disait aux diplomates qu’il 'gérait Félix Tshisekedi', relate un conseiller du président. » Des propos inacceptables pour le président.
 
Avertissement ?
En effet, précise Afrikarabia, d’un côté, « Kabund est en guerre permanente avec les conseillers du chef de l’Etat, qui lui reprochent de vouloir jouer le rôle de 'président-bis'. » Et de l’autre, « ce qui taraude les militants UDPS, et Jean-Marc Kabund en particulier, c’est la stratégie mise en place par Félix Tshisekedi en vue des élections de 2023. Le débauchage des députés FCC pro-Kabila pour composer l’Union sacrée avait déjà suscité des critiques, mais le récent ralliement de piliers du kabilisme, comme Evariste Boshab, ou Adolphe Lumanu, interroge au sein du parti présidentiel. En annonçant sa démission de son poste de Premier vice-président de l’Assemblée, Kabund lance donc un avertissement à Félix Tshisekedi : la présidentielle ne pourra pas se gagner sans l’UDPS, ses militants et ses cadres. Le coup de pression de Kabund sur Tshisekedi est calculé, et il entend bien montrer au président qu’il est une des clés de voûte du 'système Tshisekedi'. »
 
Et finalement, conclut Afrikarabia, « Tshisekedi n’a peut-être pas intérêt à lâcher Kabund à moins de deux ans de la présidentielle. »


Jeudi 20 Janvier 2022 - 13:22


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