Quand l’inspecteur général des finances a transmis son rapport sur les 15 millions manquants des revenus pétroliers, du côté de la présidence, on pestait contre le zèle d’un haut fonctionnaire « à la retraite ». Victor Batubenga, revenu de l’Est en 1997 dans le convoi de l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila, avait bien été mis à la retraite par son fils, Joseph, quelques années plus tard, puis rappelé quand l’inspection générale a été placée sous l’autorité directe du président en 2003.
Quand la semaine dernière, une lettre attribuée au directeur de cabinet Vital Kamerhe, diffusée sur les réseaux sociaux, ordonne l’arrêt de l’enquête sur la gestion des finances publiques depuis l’investiture du président Félix-Antoine Tshisekedi le 24 janvier, plusieurs membres de l’équipe de communication de la présidence ont qualifié de « faux » le document. Ils promettent des explications sur l’arrestation des deux inspecteurs des finances ce week-end.
Depuis, c’est le silence alors qu’une autre lettre attribuée à Vital Kamerhe, fustigeant l’inspection, circule. C’est la réponse du directeur de cabinet du chef de l’État à la FEC (Fédération des Entreprises du Congo) l’assurant de l’irrégularité des missions diligentées par l’inspection auprès de certaines entreprises. Il faudrait pour les mener, dit ce courrier, l’autorisation de la présidence de la République.
En attendant, l’opposition dénonce cette situation et les mouvements citoyens menacent de marcher ce vendredi.
Quand la semaine dernière, une lettre attribuée au directeur de cabinet Vital Kamerhe, diffusée sur les réseaux sociaux, ordonne l’arrêt de l’enquête sur la gestion des finances publiques depuis l’investiture du président Félix-Antoine Tshisekedi le 24 janvier, plusieurs membres de l’équipe de communication de la présidence ont qualifié de « faux » le document. Ils promettent des explications sur l’arrestation des deux inspecteurs des finances ce week-end.
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