Une dernière tranche d'aide de 224,7 millions de dollars, venu conclure un plan d'aide à 1,5 milliard, voilà ce dont a bénéficié le gouvernement de la RDC de la part du FMI début juillet. Pour ce faire, les autorités congolaises avaient déposé une requête auprès du Fonds Monétaire International pour obtenir une Facilité Élargie de Crédit (FEC), détaille notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi. Remboursable sur dix ans, elle consiste en une « aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu », selon le FMI. Alain Difumba, l'un des directeurs de la Banque Centrale du Congo (BCC), a expliqué que les fonds obtenus grâce à ces facilités permettront de mener des réformes importantes.
Les détails, y compris les conditions et le montant des financements, restent à déterminer. Une source au sein du FMI a indiqué qu'il est prématuré d'annoncer un montant précis, bien que la norme pour ce mécanisme, calculée en fonction de la participation des pays au FMI, devrait générer un prêt d'environ un milliard de dollars pour la RDC. Cependant, ce montant pourrait varier en fonction de la vigueur des réformes et des engagements pris par le pays.
Le Fonds a cependant noté des réformes implémentées « plus lentement que prévu » et demande des « efforts supplémentaires pour rationaliser l'affectation des recettes et renforcer le respect de la chaîne des dépenses ». L'institution a évoqué également la croissance économique de 8,4% enregistrée en 2023, malgré une inflation restée élevée avant de ralentir légèrement sur la première moitié de l'année 2024. « Les perspectives économiques demeurent favorables, mais elles sont exposées à des risques significatifs », parmi lesquels « l'aggravation des conflits armés dans l'est » du pays et « de nouvelles pressions inflationnistes », du fait de la volatilité du cours du pétrole et des denrées alimentaires, a alerté le Fonds.
Un nouveau prêt déjà sur la table
Aussi, en mai dernier, le gouvernement congolais et l'institution de Bretton Woods sont parvenus à un accord pour une nouvelle aide, sous forme de Facilité de Résilience et de Durabilité (FRD). Remboursable en 20 ans, elle viendra soutenir des réformes visant à réduire les risques liés au changement climatique et aux pandémies, qui ont des répercussions significatives sur le plan macroéconomique. De plus, il aide à augmenter les réserves financières pour atténuer les risques découlant de ces défis structurels à long terme.Les détails, y compris les conditions et le montant des financements, restent à déterminer. Une source au sein du FMI a indiqué qu'il est prématuré d'annoncer un montant précis, bien que la norme pour ce mécanisme, calculée en fonction de la participation des pays au FMI, devrait générer un prêt d'environ un milliard de dollars pour la RDC. Cependant, ce montant pourrait varier en fonction de la vigueur des réformes et des engagements pris par le pays.
Le FMI souligne les efforts de la RDC dans un contexte difficile
L'institution monétaire basée à Washington s'est montrée favorable à ces plans d'aide, soulignant « environnement macroéconomique difficile », en RDC, notamment du fait de la crise humanitaire dans l'est du pays, selon son communiqué. Mais, a relevé aussi le FMI, « les autorités ont maintenu une politique macroéconomique prudente », tout en réussissant à améliorer « la mobilisation des recettes domestiques qui demeurent sensibles aux fluctuations des cours internationaux des matières premières ». La RDC est particulièrement riche en tantale, étain, tungstène et or, utilisés dans la production de smartphones et d'autres appareils électroniques.Le Fonds a cependant noté des réformes implémentées « plus lentement que prévu » et demande des « efforts supplémentaires pour rationaliser l'affectation des recettes et renforcer le respect de la chaîne des dépenses ». L'institution a évoqué également la croissance économique de 8,4% enregistrée en 2023, malgré une inflation restée élevée avant de ralentir légèrement sur la première moitié de l'année 2024. « Les perspectives économiques demeurent favorables, mais elles sont exposées à des risques significatifs », parmi lesquels « l'aggravation des conflits armés dans l'est » du pays et « de nouvelles pressions inflationnistes », du fait de la volatilité du cours du pétrole et des denrées alimentaires, a alerté le Fonds.
Autres articles
-
Libye: Samir Shegwara, lanceur d’alerte, qui a dénoncé les crimes de Kadhafi, visé par la justice de son pays
-
RDC: où en est le processus de Doha au Qatar?
-
Mort d'Amadou Bagayoko, membre du légendaire duo de musiciens aveugles Amadou et Mariam
-
RDC : de faux journaux radio attribués à RFI sèment le trouble
-
Mali : un an ferme pour des soutiens de l'imam Dicko, l'ex-ministre Bouaré Fily Sissoko reste en prison