Arrivés dans le territoire de Bunia, les 60 candidats au rapatriement volontaire ont été acheminés à Kamina, au Katanga, pour rejoindre le premier groupe de 120 ex-M23 déjà présents en ce lieu. Des 2 131 ex-rebelles du mouvement réfugiés en Ouganda et au Rwanda, seuls 180, tous venus de l’Ouganda, ont donc pour le moment répondu au processus de retour volontaire. De quoi se poser des questions quant à la lenteur du processus.
François Muamba, coordonnateur du mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba signé en février 2013, accuse les anciens cadres de l’ex-rébellion congolaise d’exercer des pressions sur les candidats au retour volontaire. Ces anciens dirigeants du M23 dissuaderaient ces hommes de retourner au pays en leur promettant un exil doré dans quelque contrée de l’Occident, comme le Canada. De leur côté, les dirigeants du M23 ont toujours dénoncé la lenteur et le caractère sélectif du traitement des dossiers des candidats à l’amnistie.
Selon François Muamba, le processus devra se terminer d’ici fin février. Reste que la délégation du gouvernement de Kinshasa attend toujours de se rendre au Rwanda pour traiter du sort des anciens rebelles qui s’y trouvent. Rappelons que seuls les Congolais sont concernés par l’amnistie de février dernier, à condition de signer un acte d’engagement et de répondre aux critères votés par le Parlement.
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