La rencontre a permis aux chefs de partis de dénoncer, entre autres, l’injustice dans la désignation de leurs représentants dans les organes en charge des élections. Ils ont aussi obtenu du chef de l’État la promesse de recevoir, sous peu, la subvention annuelle qui leur est destinée. Mais dans le fond, l'entrevue avec le chef de l'État a été une occasion ratée, estiment les acteurs politiques.
Pour Abderrahmane Djasnabaille, un des ténors de la majorité présidentielle, le débat n’a pas permis d’aborder les questions de fond : « L’insécurité, la liberté, la question de la presse, l’équilibre, les problèmes de la gouvernance sont des questions qui entourent ces élections-là. Ces questions n’ont pas été posées. Et lorsque l’on a parlé des subventions, tout le monde a applaudi, et puis ça s’est arrêté là. »
Le président du Parti pour le rassemblement et l’équité au Tchad, un parti d’opposition, estime lui aussi que le président n’a pas répondu aux vraies questions. « Il a été vague, raconte Bebzouné Bongoro Théophile. Le déploiement d’un instrument essentiel comme la Céni pour contrôler un vote ne peut pas faire l’objet d’une transaction. Concernant l’âge, le président aurait dû faire la part belle en nous disant :"écoutez redescendons à 35 ans". Il ne l’a pas fait. Et je crois que l'effet d’annonce, c’était de nous annoncer qu’il y avait la subvention. On ne peut pas prendre sur soi l’ambition de diriger une nation en pensant que l’annonce d’une subvention de cinq millions [de FCFA] par parti politique suffit déjà à tout faire oublier. Non. »
Mardi prochain, les partis politiques se retrouveront encore une fois autour du chef de l’État. Beaucoup de chefs de partis espèrent que cette fois, les questions sérieuses seront abordées.
Pour Abderrahmane Djasnabaille, un des ténors de la majorité présidentielle, le débat n’a pas permis d’aborder les questions de fond : « L’insécurité, la liberté, la question de la presse, l’équilibre, les problèmes de la gouvernance sont des questions qui entourent ces élections-là. Ces questions n’ont pas été posées. Et lorsque l’on a parlé des subventions, tout le monde a applaudi, et puis ça s’est arrêté là. »
Le président du Parti pour le rassemblement et l’équité au Tchad, un parti d’opposition, estime lui aussi que le président n’a pas répondu aux vraies questions. « Il a été vague, raconte Bebzouné Bongoro Théophile. Le déploiement d’un instrument essentiel comme la Céni pour contrôler un vote ne peut pas faire l’objet d’une transaction. Concernant l’âge, le président aurait dû faire la part belle en nous disant :"écoutez redescendons à 35 ans". Il ne l’a pas fait. Et je crois que l'effet d’annonce, c’était de nous annoncer qu’il y avait la subvention. On ne peut pas prendre sur soi l’ambition de diriger une nation en pensant que l’annonce d’une subvention de cinq millions [de FCFA] par parti politique suffit déjà à tout faire oublier. Non. »
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