
Selon certains médias tunisiens, Mohamed Brahmi aurait été touché de onze balles tirées devant son domicile alors qu’il sortait de chez lui. Cela s’est déroulé à la cité el-Ghazela, la cité « gazelle » en français. C’est un quartier habité par la classe moyenne tunisienne en périphérie de Tunis.
Ce député était l’une des figures de la gauche tunisienne et ancien président du parti Echaab, le parti du peuple. Un parti qui représente le courant de la gauche nationaliste en Tunisie, il était donc un ténor de la gauche. Il était membre du comité de tri des candidatures pour une instance clé de la transition politique en vue des prochaines élections.
Mohamed Brahmi était connu pour ses virulentes critiques contre le parti au pouvoir Ennahda. Certains de ses cadres ont d’ailleurs déjà condamné cette attaque en pointant du doigt indirectement des forces, selon eux, de l’ancien régime alors que sur les réseaux sociaux, les critiques et les accusations en tout genre commencent déjà à fuser contre le parti Ennahda. Et ce d’autant que ce meurtre fait suite à celui de Chokri Belaïd, le 6 février dernier. Pour le moment, les proches de Chokri Belaïd attendent toujours que la justice tunisienne lève le voile sur les commanditaires et les responsables de cet assassinat.
En réaction, des manifestants sont descendus dans les rues dans divers endroits du pays. A Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, ils ont incendié le siège du parti islamiste Ennahda. La famille de Mohamed Brahmi a elle-même directement désigné le parti au pouvoir comme responsable de cet assassinat.
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