En Tunisie, l'intelligence artificielle (IA) n’est pas forcément un frein au recrutement. Si certains postes sont supprimés ou modifiés par les usages de l'IA, les employeurs cherchent désormais à recruter des jeunes qui peuvent s'adapter et composer avec cette nouvelle donne.
Devant le stand de l'entreprise Outsourcia, experte depuis plus de 20 ans dans la relation clients, la file d'attente est longue. Mais ceux qui viennent déposer leur CV n'auront pas directement un entretien avec un humain. « Ils passeront un entretien via l'IA tout d'abord, puis un entretien RH par la suite, afin de leur expliquer ce que l'on fait, ce qu'on ne fait pas, explique Maher Bouras responsable du recrutement. Ça nous fait gagner en terme de temps, en terme de profiling des CV. Ça nous permet de shortlister directement les profils cibles. » Un besoin de rendre le processus plus rapide car l'entreprise prévoit de recruter dans les six prochains mois près de 300 personnes.
L'IA s'invite de plus en plus dans la pratique des entreprises. À Teleperformance, par exemple, les nouveaux agents de cette multinationale devront désormais travailler avec elle dans le cadre de la relation client, explique un recruteur : « Avant, comment on récoltait ces informations ? Il fallait, à la fin d'un appel, demander à un client : "Comment s'est passé votre expérience avec nous ? Est-ce que vous êtes content ou pas content ?" C'est un processus qui prenait du temps et de l'effort au client. Aujourd'hui, il y a des IA qui permettent de comprendre, qui analysent, qui écoutent les appels etc. Et cette analyse-là permet de comprendre, de donner une note, une émotion. C'est un moyen plus rapide et plus confortable, pour l'agent aussi, pour évaluer la qualité de l'interaction. »
L'IA, suppression de postes et nouvelles compétences
L'IA a, dans certains secteurs, des impacts sur les volumes d'emplois. Chez Logiqe, une entreprise française de cybersécurité, elle a déjà remplacé les postes de développeurs ou de data analysts. Pour ses nouveaux recrutements d'ingénieurs, l'entreprise met désormais l'accent sur les bonnes pratiques de cybersécurité facilitées par le traitement des données par l'IA. Logiqe vient de s'installer en Tunisie.
Jim Coupez y est responsable commercial. Il défend néanmoins la nécessité de vrais travailleurs : « L'IA ne remplace pas tout. On a vraiment besoin d'un aspect humain et c'est pour ça qu'on a envie de former une génération et énormément de personnes. Ensuite, pour la partie déploiement, ça va aller beaucoup plus vite parce qu'un ingénieur, dès qu'il aura un problème, va pouvoir s'appuyer sur l'IA, poser des questions etc. »
L'intervention humaine est aussi nécessaire dans la supervision et le suivi des rapports réalisés par l'IA. En Tunisie, où le taux de chômage demeure élevé, à 15%, beaucoup espèrent voir s'offrir de nouvelles opportunités d'emplois.
Devant le stand de l'entreprise Outsourcia, experte depuis plus de 20 ans dans la relation clients, la file d'attente est longue. Mais ceux qui viennent déposer leur CV n'auront pas directement un entretien avec un humain. « Ils passeront un entretien via l'IA tout d'abord, puis un entretien RH par la suite, afin de leur expliquer ce que l'on fait, ce qu'on ne fait pas, explique Maher Bouras responsable du recrutement. Ça nous fait gagner en terme de temps, en terme de profiling des CV. Ça nous permet de shortlister directement les profils cibles. » Un besoin de rendre le processus plus rapide car l'entreprise prévoit de recruter dans les six prochains mois près de 300 personnes.
L'IA s'invite de plus en plus dans la pratique des entreprises. À Teleperformance, par exemple, les nouveaux agents de cette multinationale devront désormais travailler avec elle dans le cadre de la relation client, explique un recruteur : « Avant, comment on récoltait ces informations ? Il fallait, à la fin d'un appel, demander à un client : "Comment s'est passé votre expérience avec nous ? Est-ce que vous êtes content ou pas content ?" C'est un processus qui prenait du temps et de l'effort au client. Aujourd'hui, il y a des IA qui permettent de comprendre, qui analysent, qui écoutent les appels etc. Et cette analyse-là permet de comprendre, de donner une note, une émotion. C'est un moyen plus rapide et plus confortable, pour l'agent aussi, pour évaluer la qualité de l'interaction. »
L'IA, suppression de postes et nouvelles compétences
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