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Vagues de chaleur et inondations: l’action climatique, dernier rempart pour préserver les acquis du développement du Sénégal



Le Sénégal fait face à une menace climatique multidimensionnelle qui fragilise ses secteurs vitaux, au premier rang desquels l'agriculture et la pêche.

D’après le « Rapport national sur le climat et le développement » du Groupe de la Banque mondiale, publié en octobre 2024 « le capital naturel est sous pression », mettant en péril « les emplois de près d’un tiers de la population » et la souveraineté alimentaire du pays.

 Cette crise est exacerbée par une « hausse des températures » alarmante, provoquant des vagues de chaleur et un « stress thermique » qui dégradent l'état de santé des populations. Ces phénomènes extrêmes, incluant les « incendies de forêt », ne se contentent pas de détruire les ressources ; ils agissent comme un frein brutal à la productivité nationale.

Parallèlement, la montée des eaux et l'intensification des précipitations placent les zones urbaines et littorales sous haute tension.

Avec « deux tiers du PIB » exposés aux risques côtiers, les inondations récurrentes et l'érosion qui pourrait faire reculer le trait de côte de « 0,5 mètre à deux mètres par an », causent des dégâts annuels chiffrés à des centaines de millions de dollars.

Le document avertit que sans planification, les centres urbains deviendront des « îlots de chaleur » pollués et saturés, où les populations les plus pauvres, « déjà au bord de la pauvreté du fait de chocs récurrents », seront les premières victimes de la destruction des infrastructures et des biens.

Face à cette « grande vulnérabilité » illustrée par une érosion qui menace « 75 % des côtes », l'institution souligne que l'action climatique est en réalité un puissant levier de transformation.

En investissant environ 8,2 milliards de dollars d'ici 2030 dans la transition énergétique et la sécurité hydrique, le Sénégal pourrait non seulement « réduire la pauvreté » mais aussi créer « 155 000 emplois », principalement dans l'agriculture, selon le Groupe de la Banque mondiale.

Fodé Bakary Camara

Vendredi 8 Mai 2026 - 16:41


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