Pour la trente-quatrième fois depuis 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies a réclamé mercredi la levée du blocus économique et financier américain contre Cuba.
Toutefois, la résolution onusienne marque un tournant géopolitique majeur : le soutien historique en faveur de La Havane s’effondre de manière spectaculaire, tombant de 187 voix favorables en 2024 à seulement 130 cette année, face à 17 oppositions et 25 abstentions.
Ce recul diplomatique intervient alors que l’administration de Donald Trump accentue sa pression sur l’île communiste, menaçant notamment de sanctions douanières les pays fournisseurs de pétrole et plongeant le pays dans une crise énergétique et humanitaire sans précédent.
Les débats ont donné lieu à un affrontement d'une rareté extrême au sein de l'enceinte diplomatique.
L’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, ayant attribué la misère locale à la corruption des élites cubaines qui « profitent de montres de luxe, de Rolex, de yachts » pendant que la population souffre de la faim, s'est vu vivement interrompu par le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodríguez Parrilla.
Selon le récit de la séance, le ton est rapidement monté entre les deux hommes, le diplomate américain lançant à son homologue venu l'accuser de mensonge : « Vous savez à qui vous avez affaire ? Ici, c’est l’Amérique. Reculez », nécessitant l'intervention de la sécurité et la suspension temporaire des travaux.
Sur le fonds du dossier, l'impasse politique continue de faire subir de lourdes conséquences aux populations locales.
Alors que la diplomatie cubaine dénonce une asphyxie programmée dont les effets « se ressentent sur la table des cubains, dans le lit des malades, lors des accouchements, dans les blocs opératoires », Washington réfute le terme même de blocus, arguant qu’« il n’y a pas de blocus » au vu des 876 millions de dollars d’exportations américaines vers Cuba réalisées sur les huit premiers mois de 2026.
Malgré cette condamnation rituelle renouvelée par l'ONU, seule une décision du Congrès américain peut lever légalement l'embargo, laissant le peuple cubain face à des pénuries de soins et d'électricité toujours plus critiques.
Toutefois, la résolution onusienne marque un tournant géopolitique majeur : le soutien historique en faveur de La Havane s’effondre de manière spectaculaire, tombant de 187 voix favorables en 2024 à seulement 130 cette année, face à 17 oppositions et 25 abstentions.
Ce recul diplomatique intervient alors que l’administration de Donald Trump accentue sa pression sur l’île communiste, menaçant notamment de sanctions douanières les pays fournisseurs de pétrole et plongeant le pays dans une crise énergétique et humanitaire sans précédent.
Les débats ont donné lieu à un affrontement d'une rareté extrême au sein de l'enceinte diplomatique.
L’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, ayant attribué la misère locale à la corruption des élites cubaines qui « profitent de montres de luxe, de Rolex, de yachts » pendant que la population souffre de la faim, s'est vu vivement interrompu par le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodríguez Parrilla.
Selon le récit de la séance, le ton est rapidement monté entre les deux hommes, le diplomate américain lançant à son homologue venu l'accuser de mensonge : « Vous savez à qui vous avez affaire ? Ici, c’est l’Amérique. Reculez », nécessitant l'intervention de la sécurité et la suspension temporaire des travaux.
Sur le fonds du dossier, l'impasse politique continue de faire subir de lourdes conséquences aux populations locales.
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