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​Le collectif des agents du PUMA dénonce une tentative de licenciement de 23 travailleurs



Le collectif des agents du Programme d'urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA) dénonce une procédure de licenciement visant 23 travailleurs. Les concernés accusent la coordonnatrice du programme, Ndeye Mareme Samb, de vouloir les remplacer par des personnes de son entourage. Ils annoncent la poursuite de leur mobilisation jusqu'au règlement définitif de ce qu'ils qualifient de « différend ».
 
Selon les agents, ils ont reçu une lettre leur accordant un délai de 48 heures pour choisir entre un départ négocié et un licenciement. Une procédure qu'ils jugent contraire aux dispositions du Code du travail.
 
« Par l'incompétence de Ndeye Mareme Samb, nous avons reçu nos lettres avec un délai de 48 heures pour choisir entre un départ négocié et un licenciement. Nous avons répondu dans ce même délai en lui signifiant que les procédures n'étaient pas respectées. Est-ce que le Code du travail et la législation sénégalaise ne prévoient pas un délai pour choisir entre un licenciement et un départ négocié ? », s'est interrogée Binta Sada Aw Guèye, jeune parlementaire.
 
Elle affirme que les agents ont saisi l'Inspection du travail afin de contester la procédure. À l'issue d'une réunion de conciliation, l'inspecteur du travail aurait, selon elle, invité la direction à privilégier des solutions de redéploiement interne.
 
« L'inspecteur du travail a rappelé qu'il était de l'obligation de notre direction de rechercher des solutions sérieuses de redéploiement interne. Nous avons d'ailleurs formulé des propositions concrètes pour corriger les manquements logistiques et opérationnels constatés sur le terrain », a-t-elle ajouté au micro d'iRadio.
 
Poursuivant ses déclarations, Binta Sada Aw Guèye a également mis en cause les conditions de recrutement au sein du programme. Elle estime que, même lorsqu'un appel à candidatures est organisé, la décision finale revient à la coordonnatrice.
 
« Aujourd'hui, il est facile de dire que les recrutements sont passés par appel à candidatures. Mais, au final, le dernier mot revient à la coordonnatrice. Elle a amené ses proches, des personnes qu'elle connaît, notamment des amis de l'université », a-t-elle soutenu.
 
À ce stade, la coordination du PUMA n'a pas encore réagi publiquement à ces accusations.


Dimanche 5 Juillet 2026 - 14:29


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